COMMUNIQUE DE PRESSE
Les sections de Nîmes et de la Vistrenque du PCF viennent de prendre connaissance, sans surprise, de la nouvelle carte militaire : 54 000 suppressions de postes et la fermeture de 83 unités, et d’ici 2011 la base aéronavale de Nîmes Garons n’existerait plus. Les 1 240 militaires et 220 civiles n’auraient d’autres choix que la mutation ou la reconversion.
En réaction des déclarations des hommes politiques de droites sont indécentes :
- Yvan Lachaud : « Nous avons réussi à sauver les meubles en accueillant les 1 200 hommes du régiment du train de Souge ».
- Le Maire de Garons : « Se trouve soulagé de ne plus avoir les bruyants rafales ».
- Quant au Maire de Nîmes, il n’a rien à déclarer.
Ainsi, le gouvernement soutenu par l’UMP et le Nouveau Centre laisse aux seules collectivités locales la charge de supporter cette politique de démantèlement.
Nous sommes à fond dans la logique de Sarkozy qui frappe toute la fonction publique avec des réductions de personnel et des milliers de suppressions de postes.
La logique de Sarkozy c’est également une véritable rupture avec la politique de défense, qui était structurée sur le territoire pour la défense nationale et qui participait au maintien de la paix et à l’équilibre national. On passera ainsi d’une défense nationale à la participation d’opérations extérieures dans d’autres pays. C’est une doctrine chère à Sarkozy, en alignement atlantiste, un retour de la France dans le commandement intégré l’Otan.
Que nous propose t-on en remplacement ?
- Nîmes Garons ne sera pas concerné par les 320 millions d’euros de compensation, n’étant pas considéré comme un des territoires les plus touchés.
- -l’arrivée du régiment de train, chère à Lachaud, ne suffira pas, compte tenu que dans le cadre de la réorganisation des armées, à terme celui-ci sera condamné.
- Un maintien hypothétique de la tour de contrôle, mais nous voyons mal l’armée continuer d’assumer cette fonction, alors qu’il n’y aurait plus d’avions militaires ?
- -Rien pour les 4 entreprises et les centaines de salariés qui travaillent en complément de la base.
Les communistes de Nîmes et de la Vistrenque restent disponibles pour rencontrer les salariés et leur famille, les militaires qui n’acceptent pas le démantèlement et la désertification de cette zone.
Ils se prononcent :
- Réunir au plus tôt le comité de défense de la Ban pour le maintien de la Base, le développement de ses activités industrielles et de l’aéroport civil.
- Pour une complémentarité des aéroports de Nîmes et de Montpellier afin de créer un aéroport sud de France.