Compte-rendu des réunions sur l’emploi à Valdegour
Le 10 juin au Centre Social et le 1er juillet à la Maison de la Région
1. Mauvaise situation.
Outre les chiffres du chômage, mauvais climat (cf réunions précédentes).
Mauvaise image du quartier, qui pénalise les demandeurs. Les jeunes se sentent marginalisés ; du coup ils n’écoutent plus ceux qui sont extérieurs ; ils sont découragés, s’abritent derrière des formules « de toute façon on ne veut pas de nous »… ; nécessité d’une formation non seulement professionnelle, mais aussi à la vie sociale.
Evolution récente défavorable. Baisse des Zones Industrielles. Développement de toutes petites entreprises avec emplois précaires. Baisse des liens avec la police (abandon de la police de proximité, du CLJ). Difficultés des travailleurs sociaux. Difficultés de l’Education Nationale.
2. Ce qu’il ne faut pas faire.
Ne pas dire « vote, et tu auras un emploi ! ». C’est à la fois faux, indigne, et porteur de fausses vérités (« il n’y a que le piston qui marche »).
Ne pas penser que c’est seulement en doublant les subventions de telle(s) ou telle(s) association(s) qu’on va solutionner le problème.
3. Propositions.
La société sera transformée seulement avec les jeunes en mouvement. Ensemble, se rassembler pour donner un sens à la vie.
Pour toute personne en âge de travailler, plan de Sécurité – Emploi –Formation du même genre que la Sécurité Sociale. Ne pas passer par les cases chômage ou précarité ; garantie d’emploi ou de formation pour accéder à nouveau métier. Révolutionner les ANPE – ASSEDIC – UNEDIC : pas le regroupement actuel qui n’a d’autre but que de faire des économies .
Etudier la possibilité d’une Ecole de la Deuxième Chance (tout en renforçant l’Education Nationale et la « première chance » !).
Etudier la possibilité d’établissement localement de primes aux entreprises embauchant des jeunes (ou moins jeunes) issus des quartiers où le chômage est record.
Réflexion sur le PIMS : plutôt bien : les autres quartiers envient Valdegour ! Comment l’améliorer encore ?
Le rôle des élus peut être de soutenir un projet construit par les habitants.
4. Construire un projet.
Entraîner les esprits à réfléchir à l’avenir, à porter des projets.
Quel type de projet porter ? Quelle structure pour le porter ? Constitution d’un collectif de pilotage ; liaison avec les associations existantes, dont ce n’est pas l’objet principal mais qui sont concernées.
Liaison avec la Mission Locale. Malgré la politique de la municipalité, celle-ci peut se décentraliser du Centre-ville : exemple de la convention avec l’ASCI à Pissevin.
Possibilité d’action avec l’ACCES (ex FASILD), pour lutter contre les discriminations. Possibilités de saisir la HALDE sur les discriminations.
Lancer le projet avec axes : contre les discriminations, liaison jeunes – Mission Locale. Lancement par un collectif issu des deux réunions. Proposition de rencontre avec les associations en septembre (mardi 9 ou mardi 16 septembre au matin).