COMPTE-RENDU DE LA REUNION DES COMMUNISTES
DU 1ER CANTON DU JEUDI 4 OCTOBRE 2007
Présents : 20, Frédéric Deschamps, Cathy Bord, Christiane Martin, Roger Rouillon, Jean Tournecuillert, Max Schwartz, Jean Delpuech, Didier Nieto, Yvette Assenat, Gérard Assenat, Daniel Carles, Michel Jouve, Laurent Alvarez, Claudette Breysse, Richard Carbonell, Mathéa Ponge, Thierry Ponge, Christian Bastid, Sylvette Fayet, René Albouy.
Excusés : 9
2 lettres de camarades absents : Jean Chaulet, Jack Bédrani.
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Rapport d’introduction : Christian Bastid
Sur la riposte, nécessité de réussir notre initiative du 27 octobre portant sur les questions du pouvoir d’achat, l’emploi et la santé sociale, rassemblement le 26 à
12 h 00 devant la Préfecture.
Effort pour associer un maximum de communistes dans la préparation du congrès.
Libérer la parole ! Le fond marche avec la forme.
Utiliser tous les espaces possibles pour favoriser le débat.
Consultation des communistes pour désigner leur candidat(e)s aux élections cantonales et municipales.
De partout, réussir la mise en place de listes, dès le 1er tour, de toute la gauche sans exclusive.
Pour les municipales, construire un projet avec les habitants pour battre la droite, les « assises municipales », ouvertes à toute la gauche et aux habitants, est un moyen d’y parvenir.
Proposition de désigner Alain Clary chef de file sur Nîmes.
Situation sur le canton ou le tandem Sylvette Fayet et Frédéric Deschamps est le plus prononcé.
Extraits de la discussion
(R. Rouillon) : * Quel sens continuons nous de donner à « socialisme », à « communisme » ? Et, pour aborder l’une des premières questions soumises pour le congrès, quel rapport entre la société que nous voulons et l’économie de marché ?
(C. Martin) : * Congrès, riposte à la droite, échéances électorales, tout se tient. On nous consulte pour désigner notre « chef de file » aux municipales, mais c’est réglé depuis longtemps. Les « assises de la gauche » nîmoise, est-ce que ça ne reproduit pas les méthodes anciennes ?
(F. Deschamps) : * Bien mesurer la situation inédite d’affaiblissement de la gauche et particulièrement de notre parti. On est bien au bout d’un cycle historique, ce qui impose de tout remettre en questionnement, de façon absolument ouverte. Clary « chef de file » des communistes, c’est une évidence de la réalité nîmoise.
(Didier Niéto) * Après les annonces successives de toutes la autres forces politiques de gauche, il était nécessaire, et pas du tout formel, que les communistes réaffirment, en la fondant, leur confiance en A. Clary. Et du même pas leur démarche de fond : élaboration d’un projet alternatif à la politique de la droite nîmoise, avec tous les citoyens et les forces politiques qui le souhaitent, sans exclusive aucune. Concernant le congrès, un souhait : que trop de déclarations ou suggestions « radicales » de divers « ténors » du parti ne viennent brouiller, avant même le départ du congrès, l’immense effort à produire pour y associer le maximum d’adhérents.
(L. Alvarez) : * Mesurer l’état de la gauche, c’est surtout mesurer le degré de fatalisme et l’absence de perspectives qui prévalent massivement, en cette rentrée, chez les travailleurs confrontés aux coups tous azimuts de la politique Sarkozy. Quant à nous, communistes, nous continuons à ne pas être lisibles.
(Claudette Breysse) : La force de la droite, c’est la faiblesse de la gauche. Il y a une immense perte d’espoir. Nous ne sommes pas sans propositions, nous ne sommes pas nus, mais d’où vient que nous soyons toujours incapables de créer l’élan unificateur et victorieux ?
(Jean Delpuech) * Riposte, congrès, élections, en effet tout se tient et ce n’est peut-être pas si compliqué. Par exemple, « communisme », est-ce qu’on a tellement tout à inventer ? Je suis pour que les communistes disent sans honte, par exemple, que les franchises de soins c’est une mise en cause d’une essence communiste de la conception française de l’égalité de tous devant le droit à la santé telle qu’elle fut conquise à la Libération dans l’esprit du programme du Conseil National de la Résistance. Il y a quelque chose de scandaleux, d’insupportable à ces délais de trois mois, six mois, imposés à des patients pour une consultation publique à l’hôpital, tout en suggérant qu’en consultation privée, avec dépassement d’honoraires, ça irait plus vite. Oui, un système solidaire de santé gratuite pour tous, c’est possible, et c’est du communisme. Est-ce qu’il n’y a pas, au niveau local aussi, à proposer des ruptures avec la marchandisation de tout par la droite, notamment pour tout ce qui relève des besoins vitaux, la santé, mais aussi l’école, les transports, l’énergie, l’eau ?...
A ce moment de la discussion, Sylvette est intervenue pour abonder dans le sens de l’intervention précédente concernant le service public, en informant de nouvelles dégradations à l’œuvre dans sa propre entreprise, au service météo. Et pour insister sur son souhait que la réflexion sur les candidatures dans le 1er canton soit totalement libre, indiquant son propre positionnement : pas du tout dans une frénésie de candidature, mais disponible si le parti l’estime souhaitable.
(Michel Jouve) * Le congrès appelle à regarder la société française en face ? Je suis pour ma part inquiet de ses cloisonnements croissants, d’une véritable ghetthoïsation à l’œuvre. Contre la politique la droite, la riposte ne peut pas faire l’économie du combat de très grande ampleur sur le terrain idéologique, car c’est bien sur un édifice idéologique longuement construit et avec des moyens énormes que sont assis tous les coups que la droite, la cohérence de sa politique et de son projet.
(Mathéa Ponge) * Le communisme, c’est la lutte contre le capitalisme, contre toutes les inégalités, les injustices, les aliénations qu’il secrète. Et c’est vrai en général comme au niveau local. Par exemple pour l’école : à côté de réalisations montées en épingle, le patrimoine scolaire nîmois est dans un état de lourds retards par rapport aux besoins actuels, des classes bondées partout, sans même parler des prévisions de hausse démographique.
(Yvette Assénat) * Mon accord total avec l’intervention sur le scandale du deux poids deux mesures instauré à l’intérieur même et sur le dos du service public hospitalier. Sur le congrès : mon attachement absolu à la maintenance de la référence au communisme, à tout ce qui a fait la richesse de notre histoire et de nos valeurs, même si, à l’évidence, nous avons des choses à changer. Pour les municipales, un « chef de file », oui. Mais, surtout, travaillons le projet, avec toutes les forces qui le veulent, et surtout, avec les Nîmois.
(Christiane Martin) * Pour les cantonales, et puisqu’il est question de binôme, pourquoi pas inverser le binôme, et proposer Frédéric Deschamps comme titulaire ? Son rôle politique dans la ville le justifie.
(Didier Niéto) * Tout, évidemment, peut se réfléchir. Mais, d’une part, puisque des propositions de candidatures non communistes ont été avancées, préférence pour une candidature communiste. Et préférence aussi pour la position de titulaire à la candidature féminine proposée.
(Daniel Carles) * Ne pas négliger l’effet décourageant, désespérant même, de la désunion de la gauche au niveau national, ne pas sous-estimer la difficulté prévisible à réaliser l’union de la gauche sur la ville. D’où l’importance à faire vivre les « assises » dans la démarche sincère et ouverte à tous qui est la nôtre sur un projet construit et porté vraiment par un maximum de Nîmois.
En fin de réunion, les camarades présents ont été d’accord de réaffirmer que le binôme Sylvette Fayet /Frédéric Deschamps été très complémentaire, et qu’à ce jour, le fait qu’il n’y ait aucune autre proposition de candidature titulaire femme cette proposition conviendrait.
Néanmoins compte tenu qu’une proposition d’inverser le binôme a été faite, alors que Sylvette n’était plus dans la salle de réunion, il a été demandé au Secrétaire de Section d’informer Sylvette sur cette proposition.
Sur la tête de liste, aucune autre proposition n’a été faite en dehors d’Alain Clary. Un accord unanime avec des présents c’est fait sur sa désignation en tant que tête de liste.