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  le blog pcf-nimes

Front de Gauche Nîmes

rapport d'introduction et compte-rendu de l'assemblée du 31 mars 2008

Publié le 8 Avril 2008 par section pcf nimes in REUNIONS DES COMMUNISTES

RAPPORT D'INTRODUCTION
DE L'ASSEMBLEE GENERALE DU 31 MARS 2008
Présenté par Christian Bastid Secrétaire de Section


Avec 45,69 % (22 673 voix), la liste de rassemblement de la gauche animée par Alain Clary et ses 54 colistiers(ières) aura plus que résister dans cette ville face à la droite qui dirige depuis 7 ans cette ville et qui s'oriente pour les 6 prochaines années avec la même obstination, diriger la ville sans concertation ni démocratie. Malgré qu'un Nîmois sur deux n'ait pas voté pour la liste du Maire, nous n'avons pas d'élu d'opposition dans la communauté d'agglomération.
La gauche, Parti Communiste, Parti Socialiste, Radicaux de gauche, MDC, écologistes et des personnalités progressistes issues de la vie civile, sportive, culturelle et sociale, gagne sur les municipales de 2001 de 717 voix (+ 1,36%), passant de 44,33 % en 2001 à 45,69 % en 2008, et de 21 956 voix en 2001 à 22 673 voix en 2008. Nous résistons également dans les 3 cantons de Nîmes renouvelables, avec Sylvette Fayet et Frédéric Deschamps sur le 1er canton (13,59 %), Alain Jourdan et Patricia Seguy sur le 2ème canton (49,73% au 2ème tour), un recours vient d'être déposé sur ce canton pour une demande de contestation et d'annulation de cette élection, et Michel Perfettini et Malika Asssmaoui sur le 6ème canton (14,21%).

La gauche est en tête dans le 3ème canton où le Conseiller Général est Alain Clary, et le 6ème canton, canton qui bascule à gauche, Bernard Auzon Cape aura bénéficié, depuis des années, du formidable travail de Michel Perfettini, pour qu'il puisse l'emporter au 2ème tour face à Richard Tiberino. Lors des élections législatives la gauche été déjà en tête dans les deux cantons.

La gauche est en tête devant Fournier dans 23 bureaux de vote. Bien sûr, il y a les quartiers populaires où notre influence électorale et présence politique expliquent en partie notre résultat. Mais nous progressons aussi dans d'autres quartiers où notre tradition et notre présence sont moins visibles. Nous devons avoir une réflexion sur les mutations de la population de quartier à quartier, c'est le cas sur les 5ème et 4ème canton, centre ville, les nouveaux arrivants, le centre ville où le commerce de proximité se meurt où nous retrouvons beaucoup de jeunes.

Par rapport à 2001, nous progressons sur le 2ème canton, mais la droite reste devant nous. Modification sociologique ? Nous progressons sur le 4ème canton et 5 ème canton, toujours sur les municipales de 2001.

Le 1er canton reste et demeure un canton fortement ancré à droite, où le réservoir de voix est assez important pour la droite, rapport autour de 40 %, 60%.

Nous gagnons entre les 2 tours 12 727 voix, passant de 9946 voix à 22 673 voix, de 21,78 % à 45,69 %, la fusion des deux listes arrivées en tête, « Nîmes Simplement » et « Energie Nouvelle » y est pour quelque chose.

Sans entrer dans des calculs polémiques et sans connaître exactement le pourcentage des électrices et électeurs qui ne se sont pas déplacés entre les deux tours. Nous connaissons par contre le taux de pourcentage de votants en plus entre les 2 tours (+ 5,58 %).

Nous pouvons dire, sans se tromper que les électeurs de gauche qui ont voter différemment que la liste « Nîmes en mouvement » au 1er tour, se sont retrouvés au 2ème tour, puisque dans tous les bureaux de vote, hormis quelques exceptions, dans tous les cantons nous retrouvons la totalité des voix des quatre autres listes, sauf sur le 207 Courbessac, le 304 Jean Jacques Rousseau, le 409 Marguerite Long, les 508 et 509 Armand Barbès.

Bien sûr, si nous sommes tout de même satisfaits de notre résultat. Qui l'aurait envisagé il y a quelques mois, Fournier était donné gagnant au 2ème tour avec 60 % par certains médias.

Pour autant, la droite conserve cette ville, Jean-Paul Fournier est élu avec 54,31 %, elle va poursuivre et mettre en application son programme en relais de la politique nationale de Sarkozy, où le citoyen est écarté des décisions, où les cadeaux fiscaux pour les plus riches vont se poursuivre, où les amis promoteurs de Fournier vont continuer à bétonner notre ville, où les demandeurs de logements, d'emplois stables vont continuer à mal vivre.

Dans beaucoup de bureaux de vote, 23 sur 82 au total, la liste Nîmes en mouvement arrive en tête au 2ème tour, dans 8 autres, nous sommes au coude à coude avec la droite. Comment allons nous poursuivre notre travail de proximité et de présence avec les gens dans ces quartiers

Certainement qu'il y a beaucoup de déception dans les quartiers où la gauche arrive en tête. Il va falloir beaucoup s'appuyer à la fois sur leur détermination de sanctionner la droite, tout en continuant avec eux à poursuivre ce travail de rassemblement en faisant vivre notre projet municipal. Et on ne peut que les comprendre, il y avait un espace pour battre cette droite à Nîmes. Pour cela, il nous fallait, comme nous l'avons affirmé depuis le mois de juin 2007 (assises de la gauche Nîmoise) l'union et le rassemblement de toutes les forces de gauche dès le 1er tour. C'était une des conditions incontournable et indispensable pour que la gauche l'emporte à Nîmes !

Les autres formations de gauche en ont décidé autrement, préférant au 1er tour ce compter, plutôt que jouer la victoire pour les gens, cela a été la ligne de conduite de la Ligue Communiste et des Altermondialistes, du Parti Socialiste, des Verts et de Nîmes Ecologie.

Je ne dis pas avec certitude que si nous avions pu fédérer dès le 1er tour toute la gauche nous aurions gagné, je dis que nous nous serions placé dans une autre dynamique de la gauche, comme à Lyon, Paris, Toulouse, Rouen, Port Saint Louis, Villepinte, Villeneuve Saint Georges, Arles, Saint Etienne, pour prendre l'ascendant sur la droite.
Je ne sais pas si nous aurions gagné au 2ème tour, parce que dans des ville où l'union de la gauche était scellée dès le 1er tour, nous n'avons pas pu l'emporter au 2ème tour partout, je pense à Calais, Marseille, Pont de Chaix pour ne citer que ces villes.

C'est beaucoup plus complexe que ça, notamment dans tout le midi, puisque c'est ici que la droite résiste le mieux, comme à Perpignan, Carcassonne, Béziers, Sète, Nîmes, Alès, Marseille, Nice, Toulon pour ne citer que les villes les plus importantes des principales villes du grand sud.

Il nous faudra poursuivre nos analyses bien sûr, pour mieux percevoir, par exemple, les passerelles des électrices et électeurs du Front National, où dans son ensemble il semblerait que les voix se sont d'avantage réparties vers les candidats de l'UMP, voir du centre droit.
Je serais affirmatif en disant qu'à Nîmes le siphonage des voix du Front National par la municipalité Fournier n'existe pas aujourd'hui et que les appels du dernier Conseil Municipal avant le 1er tour aux électrices et électeurs du Front National étaient à peine dissimulés par la voix de Richard Tiberino.
Ce que je sais, avec certitude, un an après l'élection présidentielle, le vote sanction a bien eu lieu contre la droite. C'est le Parti Socialiste qui en a le plus bénéficié, dans le Gard et nationalement.
Ce que j'ai entendu au porte à porte, comme d'autres, c'est que la référence chez les gens à l'identification à gauche, un an après la présidentielle, « les médias nous ont fait très mal », était le Parti Socialiste (effet Ségolène), ça pose la question de notre lisibilité au niveau nationale, de notre politique.
Autre regard sur lequel il nous faut être attentifs dans notre région, celui qui constitue à dire faisons l'impasse pour ce coup ci, je pense au Parti Socialiste, pour rafler la mise dans six ans. Sète, Alès, Nîmes, Le Havre.
D'abord cette manière de faire de la politique est dangereuse et politicienne, que deviennent les gens qui souffrent de tout cela. Cette orientation de certains dirigeants du Parti Socialiste n'est pas une vue d'esprit ou du bon vouloir de Georges Frêche, nous avons eu les mêmes problèmes en Seine Saint Denis, l'Isère et le Val d'Oise. Mais sont-ils majoritaires dans le pays ?

Je serais tenté de dire que là où les problèmes de listes séparées où d'union dès le 1er tour de la gauche ont été négociées, où les communistes de façon souveraine ont décidé, malgré le fait quand 2001 la municipalité perdue à gauche par un Maire communiste, de partir derrière un Maire socialiste comme à Tarbes, il n'y a pas eu de division. Ce n'est pas le choix que nous avons décidé à Nîmes de céder aux exigences du Parti Socialiste, notamment après les élections législatives de 2007, où nous sommes passés de 2,78 % sur Nîmes, 1,9 % nationalement à l'élection présidentielle avec Marie George Buffet, à près de 17 % sur Nîmes avec Alain Clary et Catherine Bernié-Boissard pour les législatives, 14,2 % sur l'ensemble de la circonscription, avec un parti dans lequel les communistes n'étaient pas tous forcement sur la même stratégie. Cet espoir à gauche que nous avons su faire revivre sur Nîmes, sur notre résultat qu'avec les communistes avec Alain Clary, nous pourrions relever le défi face à cette droite, aura beaucoup contribué aux résultats des 9 et 16 mars derniers. De notre démarche des assises de la gauche plaçant en priorité la question du rassemblement et du projet au cœur de nos engagements, aura permis qu'au 1er tour des municipales nous arrivions en tête de toute la gauche. Et notre résultat et d'autant plus remarquable pour le 2ème tour puisque la Ligue Communiste Révolutionnaire ( Kristine Charmasson ), les Verts (Sylvain Pastor) et Nîmes Ecologie Citoyen (François Détrie), n'ont pas appelé à voter pour la liste « Nîmes en mouvement » pour battre la droite. Ils ont fait le choix, « plutôt Fournier qu'un Maire communiste ».
Et le Modem, puisque cette question a été posée, je serais tenté là aussi de dire que, le problème n'est pas en soit que la question soit posée, avant le 1er tour il y a eu des accords comme à Miramas Parti Communiste-Modem et le Conseil National du 13 février n'a pas souhaité, dans sa résolution, inclure une proposition d'amendement, je cite le paragraphe : « cela exclut que les communistes participent d'une façon ou d'une autre à des listes incluant le Modem », laissant le champ plutôt aux négociations en fonction des situations locales. Ainsi si cette question de fusion est venue, elle s'est posée au soir du 1er tour entre plusieurs colistiers, les communistes présents ont, à la majorité, souhaité à ce qui n'y ait pas de fusion avec « Berta », étant bien étiqueté à droite. Alors j'entends bien que beaucoup de colistiers de Berta disaient : « Tout sauf Fournier », mais personnellement je pense que Berta, lui, été sur une autre stratégie : « Tout sauf un Maire communiste». Notre choix a été d'avoir une adresse aux électeurs du Modem et de prendre contact avec certains colistiers de « Berta », chose qui a été faite puisque certains candidats sont venus à des initiatives de notre liste. Ce que je sais c'est que tout le monde a pris acte de cette décision.

Pour terminer cette information sur les élections municipales, je crois qu'il faut avoir un regard lucide, critique, pour avancer tous ensemble pour l'avenir.
Nous pouvons nous satisfaire que nationalement, la gauche progresse de partout en France. C'est un des meilleurs résultats depuis 1977 pour la gauche, mais majoritairement c'est le Parti Socialiste qui sort grandi de ces échéances municipales et cantonales, ce qui amplifie un peu plus le phénomène du bipartisme entre l'UMP et le Parti Socialiste. Le Parti Socialiste passant de 117 villes de plus de 20 000 habitants en 2001 à 168 en 2008, + 51 villes, nous possédions 37 en 2001, nous passons à 35 en 2008, - 2 villes. Par contre, nous passons de 86 villes de plus de 9 000 à 100 000 habitants à 91 villes, + 5 villes, aucune ville de + de 1 000 000 habitants.
Pour les cantonales, le Parti Socialiste passe de 494 cantons en 2001 à 663 en 2008, pour notre part, nous passons de 128 cantons en 2001 à 118 en 2008, - 10 cantons.

Bien sûr que nous demeurons la 2ème force de gauche et c'est bien, mais il ne faut pas nous masquer aussi cette dure réalité, à chaque élection nous reculons !
Nous avons eu des difficultés pour la 1ère fois entre les 2 tours pour rassembler et gagner. Nous ne gagnons aucune ville de plus de 100 000 habitants au 1er tour et entre les 2 tours. Et nous gagnons très peu de nouveaux cantons, en tout cas ils ne suffisent pas à inverser la tendance, même si c'est vrai qu'il y a des expériences intéressantes.

Je partage cette idée qu'il nous faudra mieux comprendre la réalité du vécu dans les quartiers populaires. Les raisons de l'abstentionnisme encore très élevé dans les quartiers, malgré le bon travail dans ces quartiers de nos militants.
Nous devons examiner les questions liées au communautarisme, le soutien de la droite à des pratiques mafieuses ou clientélistes.
Nous savons de quoi nous parlons avec, le 6ème, le 3ème et le 2ème cantons où nous devons tout faire pour « qu'Alain Jourdan et Patricia Seguy » puissent retourner devant les urnes, car c'est incontestable, il y a eu dans ce canton fraude électorale.
Nous devons réfléchir comment déjouer l'utilisation par la droite de structures publiques, payées par les contribuables, à des fins partisanes. Je pense au Centre Jean Paulhan, Emile Jourdan, le Centre Sociaux Culturel et Sportif de Valdegour ou encore André Malraux.
Si nous devons mesurer tous ensemble le chemin parcouru entre la présidentielle et ces élections de proximité, « municipales et cantonales », pour la 1ère fois boudées par les électeurs. Nous ne devons pas oublier pourquoi nous nous sommes enlisés à la présidentielle ? Pourquoi nous avons failli, pour la 1ère fois depuis la libération - sauf je crois la situation particulière de la guerre d'Algérie - nous retrouver sans groupe à l'Assemblée Nationale. Chaque élection est différente, les enjeux en sont différents, le message est différent, ne recommençons pas à changer le pion de place quand cela nous arrange. 2ème force de gauche, c'est une évidence. Je rajouterai que nous sommes aussi de plus en plus une force d'appoint du Parti Socialiste. Ancrage national du PCF ! J'aurais moins de certitude que cela. Je regarde la réalité de notre département, qualifié d'un département bien ancré à gauche, difficulté pour avoir des candidats dans tous les cantons, difficultés pour être présents et de présenter des candidats dans toutes les communes, exemples : le Grau du Roi, Sommières.... Combien d'élus communistes dans notre département après les élections?
Hormis quelques exceptions, si j'en crois les chiffres, nous reculons dans beaucoup de cantons.
Patrick Malavieille, brillamment élu maire de la Grand Combe, à raison de dire que nos Conseillers Généraux communistes sortants sont les mieux élus. Mais attention ! Hormis le 2ème canton que nous manquons de rien ! Où sont les possibilités de gagner de nouveaux cantons.
Ne devons nous pas revoir notre façon, de travailler en synergie entre le travail des élus communistes du Conseil Général et de la région en lien avec notre parti sur l'économie, le logement, le transport, l'école, la culture comment mettre en meilleure synergie les réseaux, qui s'organisent grâce au travail de nos élus pour le bien de tous, pour les gens, mais surtout pour que cela soit utile pour nos futurs(es) candidats(es) en 2010, 2011, 3 Vices Présidences de la région alésienne ! Quel maillage avec Nîmes, Bagnols, Beaucaire et l'ensemble du département où les ambitions du Parti Socialiste et de son Président Damien Alary qui a la majorité absolue au Conseil Général, ne pensent qu'à une seule chose, c'est être partout de devant nous.

C'est je crois de toute ces questions, celles qui touchent à l'avenir de notre parti, de sa stratégie et la désignation des hommes et des femmes qui dirigerons demain notre parti, que le congrès convoqué du 11 au 14 décembre 2008, doit discuter, c'est le sens du dernier Conseil National de notre parti.

Compte-rendu de la discussion
Par Michel Perfettini


Environ 80 présents. 12 intervenants.

1. Appréciation des résultats

. A Nîmes. Nous avons fait une bonne campagne. Bon résultat au premier tour des municipales. Au second tour, nous progressons tant sur les municipales de 2001 (+ 1%) que sur les législatives de 2007 (+ 2,5%). Mais nous sommes battus, tant aux municipales qu'aux cantonales.

. Au niveau national (cf note de Roger Martelli). Très gros succès de la gauche (jamais vu depuis 1977). Mais cela profite presque exclusivement au PS. Nous perdons quelques cantons, gagnons plusieurs villes moyennes, mais perdons des villes plus grandes et symboliques (Aubervilliers, Montreuil, Calais...).. Nous sommes toujours dans une phase de recul dans la longue durée. Mais sur le temps court (2005/2008), ces élections marquent une résistance réussie pour le Parti.

2. Eléments d'analyse

. Les communistes se sont retrouvés nombreux pour une cause commune.

. Essentiel : notre stratégie de rassemblement et de constitution d'un pôle de résistance au sarkozysme. C'est ce qui nous a permis les bons résultats du premier tour. C'est ce qui est développé depuis des années à Nîmes, s'appuyant sur nos valeurs, nos principes et l'histoire de la ville ; loin de perdre nos forces ou notre identité, cela nous renforce. Nationalement, nos résultats sont mauvais là où nous sommes moins rassembleurs (Dijon, Aubervilliers, Pas de Calais). En même temps, à Nîmes, la sauce a été longue à prendre, la division est restée au moins jusqu'au premier tour et cela a été préjudiciable pour le résultat final.

. Sur le Modem. Puisque la gauche n'est pas majoritaire à Nîmes, fallait-il élargir au maximum, sur la base de « l'anti-Fournier », avec des gens venant sur notre contenu ? Possible si nous étions plus ferme sur le plan théorique ? Ou bien impossible car le Modem est un des avatars de la droite ? Sommes- nous condamnés à ne poser la question des alliances qu'en regardant sans cesse plus à droite ?

. Bons résultats locaux à cause de la personnalité d'Alain Clary.
Ceci occulte peut-être les difficultés que nous avons : notre identité est mal reconnue ; nos propositions ne sont pas entendues, ou pas comprises, ou perçues comme à côté de la plaque.
Mais ne pas opposer le Parti et la reconnaissance de nos personnalités (ex : Clary mais aussi nos conseillers généraux sortants), qui constituent un ancrage.

. Campagne de terrain, loin de la politique spectacle, liée à notre implantation militante.

. Au plan national, montée du bipartisme. Comment s'y opposer pour l'avenir ? (alors que les institutions poussent à cela). Ici nous avons réussi à imposer l'idée que l'affrontement n'est pas UMP / PS, mais droite / gauche. Mais difficultés quand même (Nîmes 1, Nîmes 6). Attention à l'opération Françoise Dumas : montrer qu'elle a fait un score très médiocre aux législatives, qu'elle ne s'est pas mobilisée pour ces élections, qu'au contraire elle a fait courir le bruit d'un possible accord avec Fournier, qu'elle fait courir le bruit d'une candidature future à Nîmes 3 (contre Clary) et non à Nîmes 5 (contre Proust).

. La droite a fait une campagne très anticommuniste. Même au niveau national, mais spécialement à Nîmes. Cette campagne est ancienne et constante : ex : si le prix de l'eau est élevé, c'est la faute d'Emile Jourdan ! Elle est haineuse et brutale. Nous y avons peu répondu, comme si nous étions mal à l'aise.

. Autres aspects de la campagne de la droite, sur lesquels il nous faut réfléchir. Le clientélisme, qui imprègne les esprits. Les aspects mafieux : affaires politico-financières, pressions sur les électeurs, résultats électoraux plus que douteux dans le 2ème canton (et en partie le 6ème).

. Sociologie. Bonne progression (5 à 10% sur 2001) dans les bureaux les plus populaires (sauf bureaux « douteux » cf § précédent). Mais stagnation ou recul dans les quartiers Nord ; or ils ne sont pas tous bourgeois, loin de là : plutôt catégories moyennes accédant à la propriété. Nous avons mal capté l'opposition à Fournier ailleurs que dans notre terreau traditionnel. S'adresser aussi aux salariés pauvres, très présents à Nîmes.

3. Pour la suite

. Continuer le rassemblement. S'adresser aux citoyens qui ont fait avec nous.
Mais quelle forme ? Individus associés au Parti, ou autre forme ? Sur quels lieux ? Sur quels thèmes ?
Opinions diverses sur les contours du rassemblement :
- Sur Frèche. Doit-on le suivre quand il veut s'allier au Modem ? Doit-on le suivre ?
- Sur l'extrême-gauche. Tendre la main ? Pour des actions communes ou plus ? Sur quelle stratégie ? Sont-ils prêts à gouverner ? Etre anticapitaliste en évitant le magma social-démocrate qui occulte les solutions pour sortir de la loi de l'argent ? Qu'ont-ils fait au second tour (LCR / Alters , écolos) ?

. Le Parti. Le renforcer en s'adressant aux amis les plus proches.
Ne pas perdre notre temps en incantations ou en discussions internes sur quelles alliances : montrer notre capacité à changer la société, passer du temps auprès des gens qui souffrent le plus ; présents dans la proximité (habitat, travail). D'où l'importance de la campagne nationale lancée sur « rendre l'argent utile », avec aspects locaux (carte scolaire...).

. Structures : animer les cellules (réunions prévues ces 2 mois).
Débattre librement, comme nous le faisons en ce moment, jusqu'au Congrès de décembre.
Réfléchir sur les idées et pas sur « qui dit quoi ».

. Importance de la théorie, car il y a un brouillage idéologique.
Importance de la définition d'un nouveau projet communiste. Rencontre nationale sur ce thème à Marseille le 7 juin.

 

 

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