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  le blog pcf-nimes

Front de Gauche Nîmes

Rapport de Jacques MOLLE pour la réunion « Vie du Parti »

Publié le 6 Juin 2009 par section pcf nimes

 

Cher(ère) camarade,

 

La conférence de section en novembre 2008, puis le congrès de notre parti avaient ouvert la perspective du besoin de mettre en débat la structuration de notre parti, tant au niveau national que local.

 

Le Comité de section du 9 avril dernier à donc pris la décision de tenir 3 réunions sur le sujet.

 

La situation politique, économique et sociale dans notre pays, en Europe et dans le monde porte l’exigence nouvelle de poser l’incontournable question de l’avenir du communisme au 21ème siècle. Ne pas le faire reviendrait à laisser penser qu’il n’y a personne pour ouvrir ce débat et donc, relèverait de notre part d’une négligence coupable de laisser le peuple se démêler avec ce qui lui est offert aujourd’hui.

 

Bien évidemment, cette réflexion doit avoir comme objectif la conquête ou la reconquête politique de prises de responsabilités, en terme d’occuper des postes électifs tant au niveau national, régional, départemental que local.

 

Cela pose donc la question du rapport que le parti, les militants, les adhérents ont avec nos élus, et comment, à l’occasion de futures échéances, nous allons travailler à avoir plus d’élus(es) encore.

 

En même temps, cela pose une deuxième question, qui est peut-être la première, qui est de quel contenu politique nous mettons en œuvre ? Comment nous le travaillons ? Avec qui ?

 

Et donc, cela pose également la question du rassemblement, de nos alliances. Cela pose enfin la question de la voie à utiliser, avec l’histoire qui a parlé pour nous, comme pour les autres.

 

Cette histoire c’est quoi ? Nous disons souvent qu’il ne faut pas avoir de certitude, c’est vrai, mais nous pouvons avoir des analyses, et ces analyses nous conduisent à quoi ? A constater qu’il y a eu trois échecs historiques dans le monde, lourds de conséquence :

-         L’échec libéral qui nous a conduits à la situation d’aujourd’hui.

-         L’échec social démocrate qui n’a consisté qu’à corriger les excès du capitalisme.

-         L’échec communiste qui a consisté à prendre le pouvoir pour mettre en place un projet déjà élaboré à l’avance.

 

Nous retrouvons d’ailleurs des similitudes dans les trois, qui nous ont donc conduits à l’échec, avec une particularité en France, qui est que aujourd’hui, il n’y a plus de place pour l’idéologie, donc presque plus de débats de fond, la culture historique, chez les femmes et les hommes politiques a disparu. Ce qui fait dire au peuple que la droite et la gauche c’est pareil. C’est justement cela qu’il faut corriger.

 

L’échec des pays de l’Union Soviétique, l’échec social démocrate, l’échec libéral, dans les trois cas, j’ai parlé de similitudes. Oui, c’est bien l’échec d’une construction politique, fondée sur la mise en œuvre d’un projet global préétabli. Et cet échec, fermant toutes les perspectives, a eu pour conséquence de favoriser toutes les audaces, nourrir tous les populismes.

 

C’est sur elles que s’appuie SARKOZY pour valoriser son pragmatisme, traitant les problèmes un par un, sans pour autant les régler, puisqu’ils visent tous un même but, favoriser l’ultralibéralisme.

 

Et malgré tout cela, nous voyons bien que dans chacun d’entre nous il y a une recherche de mieux être, de mieux vivre, ce qui est intéressant, c’est que cette recherche du mieux être, du mieux vivre, ne semble plus être individuelle, mais passe de plus en plus par l’aspect collectif. Si l’être humain se mettait à croire d’abord en lui-même, en la force décisive du rassemblement et de l’action, un aspect nouveau des choses, mais qui ne règle pas tout. Car, dans un même temps, ce qui manque c’est l’offre politique, ce sont les perspectives qui pourraient ouvrir un horizon nouveau pour un vrai changement.

 

Alors, cette offre peut-elle être ce qu’elle a été, ou dans la radicalité, ou dans le compromis ? J’ai envie de dire ni  l’un, ni l’autre, mais en ouvrant la voie de l’écoute, du partage du savoir, la mise en commun des informations et des savoirs, la cohérence d’intelligence de l’homme, non pas au travers de ce qu’il a ou ce qu’il représente, mais de ce qu’il est dans sa condition humaine  quotidienne. Là, nous ramenons l’être humain à sa plus simple impression, lavé de tout système, idée, concept, etc. Et nous pouvons nous rapprocher de Marx qui disait : «  Le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous. ».

 

C’est donc bien la réussite pour l’homme que nous devons viser, et non la réussite d’un système.

 

Alors bien sûr, de ce côté-là nous avons dépassé beaucoup de choses, même si souvent nous retombons dans nos travers.

 

Exemple : était-il écrit dans la préparation du 34ème congrès que nous sortirions associés au Front de Gauche ? Non ! Les choses n’étaient-elles pas aussi catégoriques qu’elles sont apparues. D’ailleurs, aujourd’hui, nous mesurons bien les difficultés pour décoller dans cette élection majeure. Bien sûr, il n’y a pas un grand effort de communication sur les enjeux fondamentaux, bien sûr socialistes comme UMP n’ont pas beaucoup de raisons d’en parler, mais qu’en même, je parlais tout à l’heure d’offre et de perspectives, j’y reviens, car ce qui manque le plus dans cette campagne, c’est bien cela, et puis et surtout, l’investissement du plus grand nombre de communistes. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui on ne peut pas décider sans une grande concertation.

 

Je ne dis pas cela pour créer une polémique, mais tout simplement pour dire que l’on ne fait pas le bonheur des gens à leur place.

 Les conditions politiques de changement viendront du mouvement populaire et de ses exigences, mais elles ne se concrétiseront que si on sait être à l’initiative pour réaliser les alliances politiques correspondantes, en l’occurrence, là, ce n’est pas le cas.

 

C’est cela que nous devons changer aussi.

 

Alors, comment faire ? Et bien nous devons faire avec ce que nous avons et à partir de ce que nous sommes.

 

Le parti à Nîmes, fort qu’en même de 962 adhérents, un tissu militant impliqué dans au moins 5 cantons,1er, 2ème, 3ème, 5ème et 6ème canton (avec plus de difficultés dans le 4ème canton), même si la notion d’implication par canton ne veut pas dire grand-chose, mais nous pourrions parler de portions de canton, même quand les militants du 1, 2, 3 et 6 font les marchés, cela rejaillit sur la plus grande partie de la population de ces cantons.

Ce que nous avons et ce que nous sommes.

 

Un Conseiller Général communiste sur le 3ème canton, qui soit dit en passant sera renouvelable en 2010 et qu’il nous faudra conserver. Un Conseiller Régional qui est qu’en même à l’initiative de propositions concrètes sur des aspects économiques et sociaux (SNCF, transports, verrerie, etc.) et qui incarne une certaine éthique face à la discrimination et aux dossiers Palestinien et autres. 4 élus(es) municipaux qui remettent en cause les orientations libérales de la majorité UMP et qui proposent d’autres choix pour Nîmes, comme pour AEF, le choix d’une gare en centre ville, l’aéroport de Garons, la base, etc. dans une cohérence régionale, départementale et locale.

 

Ce que nous avons et que nous sommes.

 

Michel Perfettini et les militants communistes du 6ème canton qui mènent le combat sur la « chèreté » de l’eau en habitat social et qui gagnent, une structuration qui prend corps chez les territoriaux de Nîmes, des liens renoués dans d’autres secteurs (cheminots, PTT), des réflexions sur un recentrage de notre activité sur le cœur de la cité, les quartiers, en clair essayer de créer des pôles de rayonnement de proximité à partir des communistes, pour une cohérence sur l’ensemble de la ville.

 

Ce dont souffre Nîmes, c’est de cette fracture qui existe entre les quartiers, ce qui provoque une zone de non droit, de discriminations, de favoritismes, c’est tout cela qu’au travers de notre proposition politique et notre structuration, nous devons gommer.

 

Et si, comme l’écrivais Marx : « le communisme n’est ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler, c’est le mouvement réel qui abolit, dépasse l’ordre actuel ». C’est bien de l’intervention concrète dans le mouvement réel, à partir de questions concrètes qui sont posées, avec le parti, ses militants, que nous trouverons avec les gens des réponses aux questions posées.

 

Il s’agit aujourd’hui de passer d’un parti aux côtés des gens à un parti qui représentent la force des gens.

 

Participer à l’élaboration politique qui se fait aujourd’hui : d’abord dans le mouvement, et pas « à côté » ou « au-dessus » par des spécialistes.

Pour cela, nous devons remettre sur le tapis la bataille idéologique, les échanges d’expériences, les élaborations communes, les rassemblements, pour cela il faut investir dans chaque communiste et libérer toutes leurs capacités d’initiatives.

Trouver les cohérences d’intérêts, de participation entre toutes les structures du parti. Travailler dans la clarté et la confiance.

 

Des questions se posent, il n’y en a pas de stupides, toutes demandent à être débattues.

 

 

Pour débattre de toutes ces questions nous vous proposons une réunion :

 

Lundi 15 juin à partir de 17 h 30

au Cercle de l’Avenir

 

Toutes les remarques ou suggestions avant la réunion peuvent être envoyées à la section (courrier, courriel, fax et tél). Elles nous permettrons d’aborder la rencontre avec déjà des perspectives de construction solide.

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