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  le blog pcf-nimes

Front de Gauche Nîmes

Le 7 juin, l’audace d’une Europe ouverte et débarrassée de sa logique de concurrence entre les peuples

Publié le 8 Mai 2009 par section pcf nimes in Européennes 2009


Par Jean Paul Boré

Vice-président de la région Languedoc-Roussillon

Membre du Comité des Régions d’Europe


Nicolas Sarkozy est venu à Nîmes en confondant ses fonctions de chef de l’Etat et de parti.

Le lieu n’est pas étonnant quand on sait qu’avec ses amis Fournier/Lachaud/Proust, ils

fusionnent idéologiquement.

On retiendra qu’il vient d’enfourcher à nouveau le vélo du populisme en évitant

soigneusement de traiter les raisons de la déception de plus de 65% de nos concitoyens, selon

les sondages, après ses deux ans de présidence.

Un coup un discours sécuritaire, un coup un discours sur la baisse des impôts, crédo de

l’extrême droite qui rêve d’en finir avec les prélèvements obligatoires nécessaires au service

public. On suit ainsi la logique de la réduction des budgets à l’hôpital, dans la santé, la

recherche, l’éducation…Et un coup sur la peur de l’autre. C’est le cas avec le chiffon rouge

turc agité comme pour dire aux électeurs du FN : « Vous voyez, je suis d’accord avec vous »

Comment se prétendre européen en parlant de frontières ? C’est le monde à l’envers. Après

nous avoir donné des leçons sur l’élargissement de l’Europe, sur l’Union pour la

Méditerranée, voici que pour des raisons purement politiciennes la droite est prête à renier les

fondements même de notre pays.

Le Général de Gaulle prônant l’Europe de l’Atlantique l’Europe à l’Oural doit se

retourner dans sa tombe.

Tout cela pour masquer la réalité d’une politique désastreuse responsable d’une crise dont

nous ne percevons pas toutes ses conséquences.

Quel crédit donner dans ces conditions à cet entêtement de voir dans le traité de Lisbonne LA

solution à tous nos maux ?

Le traité de Lisbonne est caduc de fait.

D’abord parce que des peuples en Europe comme l’Irlande, des dirigeants comme en Pologne

ou en République Tchèque ou encore en Allemagne le refusent. Mais plus encore, il est

totalement dépassé au regard des réponses à apporter à la crise qui met au jour la faillite du

système capitaliste.

Le bon sens est du coté de la plateforme syndicale adoptée par huit organisations qui prend le

contre pied d’un système de gestion devenu fou et qu’il est urgent de dépasser. La force de ce

mouvement social réside dans le contenu transformateur de cette plateforme et dans son unité.

Il doit être entendu.

Le bon sens c’est de reconnaître une bonne fois pour toute que la libre concurrence libre et

non faussée conduit la planète entière au désastre. Que la concurrence entre les peuples est un

poison mortel qui continue à être la vraie cause de toutes les guerres.

Le moment est de replacer les valeurs humaines au centre de toutes les décisions.

Ce n’est pas vers le bas que les droits sociaux, services publics, droits de l’Homme en

Europe doivent s’harmoniser mais vers le haut.

Ayons l’audace d’affronter toutes les idées reçues selon lesquelles il n’est pas possible de

mieux vivre pour des dizaines de millions de nos concitoyens européens au nom de la

compétitivité.

La cause du désastre provient précisément du modèle social européen actuel. Il y a bien

une crise de légitimité de ce modèle.

C’est celui que défendent Nicolas Sarkozy ou le Modem de François Bayrou, ou encore à

gauche où certains, tant au PS que chez les Verts qui ne voient d’avenir hors du traité de

Lisbonne. En témoigne leur positon au Comité des Régions d’Europe où l’on tente de faire

comme si ce traité n’était qu’une simple formalité. On ne dit mot, quand on ne s’en réjouit

pas, que des milliards soient subitement trouvés pour sauver les banques mais on se refuse à

envisager de changer d’une once les règles de gestion.

Voilà pourquoi il faut secouer le cocotier le 7 juin prochain et ne pas s’éparpiller.

Oui il faut construire autre chose à gauche qui affirme que la porte n’est pas à droite, mais qui

s’inscrive dans une volonté affichée de rassemblement à gauche pour l’avenir en envisageant

de participer aux commandes à tous les échelons de la société. Mettre des préalables à cela

serait désespérant pour celles et ceux qui luttent, celles et ceux qui souffrent de la politique

actuelle.

Les listes Front de Gauche constituées sur proposition du Parti Communiste Français

s’inscrivent dans une autre perspective, celle du rassemblement de toute la gauche pour

l’avenir afin de contribuer à donner des prolongements indispensables au mouvement

populaire qui grandit dans notre pays.

                                                                                     
                                                                                                              Jean Paul Boré

                                                                                                               Le 6 mai 2009

 

 

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