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  le blog pcf-nimes

Front de Gauche Nîmes

Logement et vie du quartier à Pissevin

Publié le 15 Décembre 2009 par section pcf nimes

Section de Nîmes du PCF 20 rue Jean Reboul 30900 Nîmes

( 04.66.21.15.53  /  4 04.66.67.53.60  /  : E-Mail : nimes.pcf@wanadoo.fr

 

 

Logement et vie du quartier à Pissevin

Conférence de presse du jeudi 10 décembre 2009

 

   Pétitions, tracts, conférences de presse, délégations, interventions des élus communistes… : depuis des années, nous agissons sur ces questions avec tous les habitants du quartier. Nous avons obtenu quelques avancées ; d’autres choses se sont dégradées ; au total, la situation bouge peu, et les habitants se plaignent.  Plusieurs ont d’ailleurs tenus à être présents aujourd’hui,  dans le respect de leur diversité.

 

Loyers et charges. Ils constituent une part énorme du budget familial pour les plus démunis. Le Parti Communiste demande une revalorisation immédiate de l’APL de 20% : avant-hier encore, une amie m’indiquait que son APL n’a plus été revalorisée depuis 2003. Et le PCF propose que loyers et charges ne puissent pas dépasser 25% du budget d’une famille. C’est l’objet d’une proposition de loi des députés communistes, qui prévoyait aussi d’interdire les expulsions pour difficultés économiques ou sociales ; mais cette proposition  a été rejetée hier par la majorité de droite de l’Assemblée Nationale.

 

Chauffage et eau chaude. Il y a eu une baisse, de 15% environ. Mais d’une part celle-ci intervient après une hausse vertigineuse en 2008 ; ce qui fait par exemple que les locataires d’Habitat du Gard payent des mensualités plus lourdes en ce moment pour le chauffage, alors que celui-ci a baissé depuis plus de 6 mois. D’autre part cette baisse correspond à une période où le prix du gaz naturel a baissé de 25 à 30% : mais c’est le moment qu’a choisi la Mairie pour signer un avenant avec Dalkia, augmentant la part de l’abonnement et baissant celle de la consommation ; ce qui a pour effet que la baisse est moins forte pour les usagers (15% seulement). Nous  nous opposerons à une hausse proportionnelle à celle, prévisible, du prix du gaz, surtout avec la mise en place par la droite de la taxe carbone.

Nous nous insurgeons contre le fait que la Ville, propriétaire de la chaufferie, et son délégataire Dalkia, fassent payer les gros investissements (le R3) aux usagers (bailleurs, copropriétés, organismes publics…), qui parfois répercutent eux-mêmes aux locataires.

Nous demandons que les investissements futurs pour changer le fonctionnement de la chaufferie (il semble que, plutôt que la biomasse, le choix aille vers l’utilisation des vapeurs de l’incinérateur…) soient supportés par Dalkia, comme cela avait été le cas pour la cogénération du temps de la municipalité Clary. 

 

Entretien du bâti et réparations. Les locataires se plaignent toujours des retards (plusieurs années parfois, pour des réparations de plomberie, ou d’électricité, ou de menuiseries intérieures) et des désordres dans ces domaines. De plus, l’entretien et les réparations sont bloqués dans des zones  entières, au motif que des démolitions seraient prévues (voir plus loin).  Nous demandons que les bailleurs créent des équipes d’employés spécialisés recrutés dans le quartier et affectés à celui-ci.

 

Entretien des espaces publics. Les habitants constatent que le quartier est de plus en plus mal entretenu. Pissevin, qui représente au moins la moitié des habitants du Conseil de Quartier (organisme lié à la municipalité), est loin de recevoir  la moitié des sommes affectées à celui-ci. Celui-ci n’a aucune vue d’ensemble, et se borne à boucher quelques trous dans les trottoirs. Et encore, il est des trous qui existent depuis des années sans aucune action (par exemple à l’entrée de Delacroix, ou à côté du rond-point de Nîmes-Ouest). Dans le document préparatoire à chaque Conseil de Quartier, une page est consacrée à expliquer que tout va bien rue Matisse, et que si ça ne va pas, c’est la faute du Conseil syndical des copropriétaires de Soleil Levant. On pourrait multiplier les exemples. La municipalité doit prendre en charge notre quartier au même titre que le reste de la ville, centre-ville ou périphérie.

 

Sécurité. Bien que ce soit le cheval de bataille de Sarkozy, Fournier et Tibérino, la situation ne s’est pas améliorée dans ce domaine, au contraire. Les policiers sont invisibles au quotidien dans le quartier ; et pour cause : Sarkozy a cru bon de supprimer la police de proximité, pour laquelle Nîmes fut ville – pilote du temps de la gauche. Nous demandons toujours la création d’un commissariat de plein exercice, ouvert jour et nuit.

 

Associations. Plusieurs disparaissent, malgré les efforts de leurs animateurs : la dernière, l’ASCI.  Beaucoup souffrent des coupes sombres faites par la droite sur les emplois aidés.  Plusieurs sont privées de subventions, d’autres de locaux ; des amis représentants d’associations reviendront peut-être là- dessus tout à l’heure. Le CUCS doit voir ses moyens augmentés. Le Conseil Général propose la création d’une unité de prévention (les « éducateurs de rue », comme « les Trois Pins » à Valdegour). Mais la Ville, qui a fini par acheter (au bout d’années d’atermoiements) l’ancien temple de la rue Calvin, ne se presse pas pour entamer ses aménagements. Pourtant, la création d’un Centre Social est d’une extrême urgence dans notre quartier de 11000 habitants.

 

Rénovation du quartier. Il n’y a aucun financement prévu pour Pissevin dans le cadre de l’ANRU ; cela nous a été confirmé par M. Valadier, responsable de la rénovation urbaine pour l’Agglomération, grand ami de M. Fournier et chef de file de la majorité présidentielle pour les régionales.

L’optique de la Ville et de l’Agglo reste de démolir d’abord. Nous réaffirmons au contraire notre ordre de priorités : 1. réhabilitations ; 2. constructions ; 3. démolitions. Nous enregistrons avec satisfaction qu’Habitat du Gard reconnaît avoir trop démoli avant de reconstruire (et que dire des autres bailleurs…). Nous enregistrons aussi que le Conseil Général augmente son aide à la réhabilitation. Mais que fait la Mairie ? L’Armée vend 440.000 m2 au Bois de Nice, vers Courbessac ; mais la Ville ne manifeste aucun désir d’achat ; elle pourrait pourtant être aidé par l’Etablissement Public Foncier, créé par la Région sur proposition des élus communistes. Et en attendant, l’absence de terrains à prix convenable gèle les constructions de logement social sur toute la ville de Nîmes ; mais n’est-ce pas le but recherché par Fournier et ses amis ?.

Nous proposons la création d’un service public national du logement, de l’habitat, du droit à la ville. Nous proposons de l’associer au développement d’agences régionales de l’habitat, outils démocratiques d’évaluations et de contrôle des fonds publics, de maîtrise foncière (l’Etablissement Public Foncier est une première étape), d’incitation à la construction de nouveaux logements et d’aide à la gestion locative pour les petits propriétaires. Nous proposons une juste représentation des acteurs concernés (collectivités territoriales, organismes HLM , partenaires sociaux, Etat, locataires et leurs associations…) au sein de ces structures régionales.

Pour Pissevin, la Ville continue à dire sa priorité aux démolitions. Mais lesquelles ? Les bruits les plus divers courent sur le quartier ; ils sont prétexte à gel des travaux pour les bailleurs, à gel des investissements pour les commerçants, et à inquiétudes pour tous. On nous promet une présentation des projets quand ils seront finalisés : Christian Bastid, qui représente l’opposition municipale au Conseil de Quartier, pourra le confirmer. Mais ce que nous voulons, c’est une concertation avant que les projets soient établis : habitants et entreprises du quartier doivent participer aux choix des priorités, et à l’élaboration du projet de quartier.

 

   Nous ne prétendons pas porter la vérité à nous tout seuls ! Mais nous voulons que, tous ensemble, avec les habitants et les associations du quartier, nous soyons entendus pour l’amélioration de la vie de tous.

 

 

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