Pissevin : URGENCE LOGEMENT
Le logement tient une grande place dans les difficultés de pouvoir d'achat. En délégation à la Préfecture, nous avons vivement protesté contre les retards des A.P.L. en
ce début d'année, ainsi que sur la faiblesse de leur augmentation, et quelquefois leur diminution incompréhensible.
Les expulsions reprennent. Nous y sommes opposés. La ministre Boutin prétend que l'on reloge ceux qui sont expulsés ; c'est faut : des familles expulsées en octobre
ne sont toujours pas relogées.
Chauffage et eau chaude : des avancées, et des
interrogations
Après les fortes hausses de ces derniers mois, nous avons obtenu, après délégation à la Chaufferie avec Christian BASTID, conseiller municipal, et
Michel PERFETTINI, ancien conseiller général, une baisse du chauffage et de l'eau chaude pour le trimestre à venir.
Par contre, il reste à régler la question du gros entretien et du remplacement des chaudières : ceci n'a pas à être payés par les locataires mais par les
propriétaires : la Mairie (propriétaire des chaudières)? Les bailleurs et les copropriétés ? La question reste entière.
De même, sur le passage de la Chaufferie du gaz naturel à la biomasse (qui est tout à fait souhaitable, car économique et écologique), la Mairie doit être ferme dans ses
discussions avec Dalkia pour le renouvellement du contrat pour 2012/2013. Rappelons que, sous la municipalité Clary, l'installation de la cogénération n'avait pas coûté un sou ni aux usagers ni
aux contribuables nîmois.
Quels projets pour Pissevin ?
Les bruits les plus divers courent sur l'avenir de Pissevin, bruits colportés très officiellement par la Mairie : dans le dernier bulletin municipal, on indique que le
déménagement de l'école Wallon « s'inscrit dans le cadre du renouvellement urbain », alors que rien n'est décidé à ce point de vue. Dans d'autres bulletins, on a parlé de détruire 600
logements, puis une centaine à d'autres endroits... Ces annonces font croire que la Mairie travaille. Elles ont surtout pour effet de susciter l'inquiétude des habitants, et
l'immobilisme des commerçants, bailleurs ou copropriétés, qui hésitent à engager des travaux dans une telle incertitude.
L'ANRU (Agence Nationale pour le Renouvellement Urbain) a contractualisé des travaux sur Valdegour, le Chemin Bas et Sabatot (Saint Gilles) avec des financements de l'Etat, du
Conseil Général du Gard et de l'Agglomération Nîmes-Métropole. Elle veut faire un bilan d'étape avant de se lancer dans un avenant éventuel concernant Pissevin. En tout état de cause, aucun
financement n'est prévu pour 2009. Et rien n'indique que l'Etat donnerait un financement supplémentaire dans les années à venir. La politique menée par Boutin, Fillon et Sarkozy laisse plutôt
supposer le contraire.
Dans le cadre du mini - plan de relance de Sarkozy ont été déposés des dossiers pour le déménagement de l'école Wallon et la réhabilitation de la tour Watteau. Mais ce plan ne
prévoit que 700 millions d'euros à répartir entre 500 quartiers de France. Alors...
D'autre part, l'installation de Wallon le long de Kennedy, la réhabilitation de Watteau ou l'ouverture du quartier sur le périphérique, avec démolition de Fragonard (c'est ce qui
serait prévu dans la dernière mouture des projets de la Ville) sont-elles les priorités pour Pissevin ? Qui a défini ces priorités ? Nous
demandons dès maintenant une concertation, avec des réunions publiques sur l'avenir du quartier.
Il faut plus de logements sociaux
La loi Boutin qui vient d'être votée par la majorité de droite du Parlement, ne prévoit pas d'augmenter la construction de logements sociaux, mais au
contraire de dégonfler artificiellement le nombre de demandeurs et d'expulser ceux qui ont des revenus « trop élevés »( !) ou qui occupent des logements « trop grands »
( !!).
Pour l'instant, les réalisations de l'ANRU sur Nîmes se traduisent pas plus de destructions que de constructions. Pourtant, les demandes d'admissions ou de mutations se comptent par
milliers.
Nous demandons donc que l'on construise des logements avant de démolir. Et que la priorité soit donnée aux réhabilitations, par exemple à
Raphaël ou à Corot, deux secteurs très dégradés.
L'entretien et les petits travaux
Les habitants se plaignent à juste titre de l'abandon du quartier. L'entretien des parties publiques laisse à désirer. Il en est de même des parties privatives ou des petits travaux qui concernent les bailleurs.
Nous sollicitons une entrevue avec la Mairie et les bailleurs pour aborder ces
aspects.
Nous appelons tous les habitants, toutes les associations, à s'unir pour faire avancer les choses ensemble.
Les communistes de Pissevin.
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