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  le blog pcf-nimes

Front de Gauche Nîmes

Soutien au mouvement social dans les départements d'Outre-Mer

Publié le 19 Février 2009 par section pcf nimes

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La section de Nîmes du PCF appelle à participer au rassemblement organisé par les organisations syndicales en solidarité au mouvement social en Guadeloupe et Martinique.

Nous nous associons à l’émotion provoquée par la mort d’un syndicaliste sur l’île de la Guadeloupe, qui traduit le mépris du gouvernement de Nicolas Sarkozy à répondre aux nombreuses revendications, pourtant légitimes comme l’augmentation du pouvoir d’achat.

 

Nous appelons tous les démocrates, les partis de gauche et l’ensemble des associations qui luttent pour les droits de l’homme, a y participer

 

VENDREDI 20 JANVIER 2009

à 17 h 00

devant la Préfecture du Gard

 

Christian Bastid

Secrétaire de la Section de Nîmes du PCF





SOUTIEN AU MOUVEMENT SOCIAL

DANS LES DEPARTEMENTS D’OUTRE-MER

Soutien des élus communistes au rassemblement

vendredi 20 février 17 heures devant la Préfecture du Gard

à l’appel d’organisations syndicales


L’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains exprime tout son

soutien aux luttes pour l’émancipation et toute sa solidarité aux peuples de la

Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de la Réunion qui exigent la prise

en compte, au plus haut niveau de l’Etat, de leurs revendications.

Depuis le début du conflit, le gouvernement démontre son incapacité à prendre en compte

les aspirations légitimes des habitants et salariés en lutte pour l’égalité des droits et pour la

hausse de leur pouvoir d’achat. En revenant sans cesse sur ses engagements, pris sans

aucune concertation, il éloigne chaque jour une issue positive à la crise.

Les élus communistes et républicains dénoncent l’hypocrisie du Président de la République,

qui, malgré de nombreuses apparitions et discours sur la crise économique, financière et

sociale qui touche l’Hexagone, n’a pas évoqué une seule fois la situation des départements

d’Outre-mer, pourtant en proie à une situation économique et sociale dramatique, et à une

crise majeure, comme le démontre la très forte mobilisation des habitants.

Si la mobilisation a déjà permis quelques avancées, comme la baisse des prix du carburant

et la revalorisation des allocations, le Premier Ministre et le patronat refusent toujours de

prendre en compte la principale revendication des grévistes : la hausse de 200 euros sur les

bas salaires. Selon François Fillon, « l’État ne saurait se substituer aux partenaires sociaux

dans les responsabilités qui leur reviennent », refusant ainsi de participer au financement de

la hausse des 41 000 bas salaires de l’île.

Pourtant, au-delà de l’urgence, il s’agit de redéfinir les bases d’une économie qui jusque là, a

oublié les populations et les salariés de Martinique, de Guadeloupe, de Guyane, de l’Ile de la

Réunion. Depuis 1975, le revenu moyen des habitants dépasse à peine le minimum

nécessaire pour subvenir aux besoins de premières nécessités. Le taux de chômage est

plus de deux fois plus élevé qu’en métropole, le coût de la vie est considérablement plus

cher.

La situation des salariés, comme celle des habitants en lutte, ne relève pas uniquement des

rapports entre les représentants des salariés et du patronat. Elle est le fruit d’une histoire,

issue de la période de l’esclavage et des colonies. Elle s’inscrit également dans les choix qui

sont fait aujourd’hui pour ces territoires. L’Etat considère-t-il que les départements d’outre

mer doivent se transformer en des lieux de consommation touristique, des enclaves

ensoleillées où la population locale n’existe pas, ou bien, comme nous le pensons pour notre

part, comme des territoires ayant vocation à assurer pleinement à leurs habitants les moyens

de vivre décemment ?

Au lieu d’employer la force contre les grévistes et les manifestants, l’Etat français doit donc

pleinement jouer son rôle et assurer l’égalité et la continuité territoriale.

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