34e congrès – Conférence de section de Nîmes
Deuxième partie de la base commune
L'ensemble du chapitre "Un nouveau projet, un nouveau chemin pour le changement" n'a pas soulevé d'opposition générale, mais des critiques de forme et des points particuliers sur le fond ont été discutés :
1/ Remarques générales sur la forme :
· chapitre trop long pour une présentation accessible des axes stratégiques de notre action, il faudrait résumer sous forme de manifeste de quelques paragraphes l'orientation stratégique de notre projet ;
· des analyses qui devraient être dans la première partie (cf. Unité des exploités et des dominés) ou sur la crise de l'alternative à gauche (dialectique à développer entre la difficulté d'un rassemblement pour une majorité électorale alors que les actions concrètes sur le terrain posent peu ou pas de problème de rassemblement, cf. La Poste) ;
· des généralités qui devraient être en annexe et classées par thèmes pour ceux qui veulent les approfondir.
2/ Historique du Projet
· Rappel du pourquoi un projet plutôt qu'un programme, comment nous voulons définitivement sortir de l'idée et de la pratique d'un parti-guide, en particulier par des rapports non sectaires parti-mouvements ;
· Rappel des décisions du 33e congrès (10 chantiers pour changer la vie) et analyser ce que ces chantiers ont produit et de notre pratique à leur propos.
3/ Les grands thèmes du projet (lignes 342-361) sont trop généraux et abstraits, ils devraient être concrétisés en utilisant :
· la "logique du programme du CNR" pour ce qui est du développement des entreprises publiques, des services publics (SP) et des solidarités collectives (SC) dans la lutte contre la crise économique (augmentation du pouvoir d'achat, lutte contre la spéculation, etc.) ;
· les luttes gagnantes récentes (TCE, pour l'exception culturelle) contre la concurrence libre et non faussée. Montrer que les SP et les SC sont le moyen positif de contrebattre la concurrence et la recherche du profit puisqu'ils peuvent placer de nombreuses activités essentielles en dehors du champ de la concurrence et de la marchandisation ;
· l'impossibilité d'un développement durable solidaire et d'un aménagement du territoire sans SP et SC.
4/ Donner des pistes pour aider à résoudre les difficultés concrètes pour articuler des propositions générales aux luttes locales sur le terrain, par exemple la campagne "La Bourse ou la vie" qui propose un programme législatif (réalisable si nous avons la majorité au parlement) difficilement déclinable localement dans des luttes immédiates où des résultats puissent être obtenus pour encourager les luttes.
5/ Sans faire un catalogue de tous les SP et SC à développer, inventer et démocratiser, à tous les échelons de la commune au mondial et dans tous les secteurs des activités humaines, il est indispensable d'établir et de faire partager les principes fondamentaux des SP rénovés et démocratiques :
· Propriété collective (pas nécessairement synonyme d'étatisation et de centralisation), à articuler avec l'économie coopérative et solidaire qui constitue une force considérable à utiliser ;
· À but non lucratif (refus des partenariats publics-privés, des privatisations) ;
· Sans appel aux capitaux financiers (boursiers ou privés) ;
· Statut des salariés qui constitue une orientation positive vers la notion de mission et de responsabilité, de qualification reconnue ;
· Action des usagers-citoyens et des salariés dans l'orientation des SP et des SC ;
· Péréquation tarifaire et/ou répartition.
6/ Dans le cadre du développement de la démocratie :
· Lutter pour un statut de l'élu, contre les cumuls de mandats ;
· Discuter l'introduction de la révocation des élus en cours de mandat ;
· Préciser les articulations parti-élus et élus-électeurs.
7/ Dans l'action pour la paix et le désarmement, demander l'arrêt du nucléaire militaire.
8/ Reprendre la question de l'Europe :
· Front progressiste européen ;
· Rappel de l'opposition au traité de Lisbonne, mais mettre en avant la refondation des principes de l'Europe pour construire une nouvelle Europe ;
· Nécessité d'avoir des élus européens qui s'engagent dans cette voie, dans notre pays et dans les autres ;
· Préciser les conditions de l'appel à une liste élargie et les modalités d'approbation de la liste par les militants.
9/ Bien insister sur le fait que les propositions sont anticapitalistes (ne pas laisser ce champ libre à d'autres) et propres à le dépasser.