CONSEIL MUNICIPAL

Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /2009 10:39

Conseil municipal du 16 mai 2009

A propos du Compte administratif 

 

Groupe des Elu-e-s Communistes

 

 

Avec le CA 2008, nous n’avons pas affaire à une pure et simple formalité comptable autour du Budget de l’exercice 2008. Mais à une double interrogation sur le contenu même de la gestion municipale mise en œuvre par votre majorité UMP-Nouveau Centre : les prévisions de dépenses et de recettes ont-elles été réalistes ? Les réalisations constatées répondent-elles à des projets et des actions socialement utiles ?

 

Moins que jamais, l’examen du CA 2008 doit être un rituel qui mêlerait, d’un côté, les hosannah de la Municipalité aux critiques de l’opposition, de l’autre. En effet, la population est fragilisée par la durée et l’ampleur de la crise financière et économique.

 

 Le dossier Merkamueble est le plus récent et le plus triste côté émergé de l’iceberg du chômage dans notre ville qui compte actuellement 13000 personnes privées d’emploi, soit un taux de 14 % de la population active ! Pour  un salaire moyen inférieur de 11% à  la moyenne des localités comparables !

 

 Les collectivités sont toujours plus incertaines de leurs ressources, notamment en raison du projet de suppression de la Taxe Professionnelle annoncé par le Président de la République. Une réforme dont votre collègue et ami politique, M. Roustan, Maire d’Alès, souligne qu’elle priverait les « collectivités de toute dynamique ».

 

Concrètement,  en nous référant à vos propres indications (Débat d’orientation budgétaire 2009, P.16),  la suppression de la TP se traduirait par une perte de recettes, en provenance de la Communauté d’agglomération, de l’ordre de 20 % sur le chapitre 73 « Impôts et Taxes », affecté pour le CA 2008 d’un montant de 164,9 millions d’euros.

 

Observons que jusqu’ici M. le Sénateur-Maire et M. le Député-Adjoint aux Finances ne nous ont pas fait part de leur appréciation sur cette réforme, ni des conséquences qu’elle aurait sur le budget nîmois : comment financerait-on ce manque à gagner de quelque 30 millions d’euros ? Ni lors du DOB, ni lors du vote du BP 2009, il n’a été possible de disposer d’informations ou d’avoir un débat concret et sérieux.

 

Pourra-t-on disposer de quelques minutes de réflexion collective et de dialogue républicain lors de la présente séance ?

Ou faudra-t-il, une fois encore, supporter un déluge de propagande suffisante  associé à un autoritarisme désuet, caractérisant votre style de gestion ? Le moment n’est pas  à l’hypertrophie de la certitude, mais à la modestie et à la pédagogie en réponse aux inquiétudes de nos concitoyens, y compris les comités de quartiers, dont la représentativité, n’en déplaise à M. le Sénateur-Maire, ne se mesure pas à la seule aune du nombre des adhérents…

 

Prenons, par exemple, quelques indicateurs fiscaux statistiques, et comparons-les à ceux des villes de même strate démographique.

Depuis 2001, les taux de fiscalité n’ont pas augmenté à Nîmes.

 Mais les bases ayant été actualisées, une  hausse significative des prélèvements est observable sur les rôles reçus par nos concitoyens.

Le CA 2008 vérifie que le produit des impôts locaux est, dans notre cité, supérieur de 37 % à celui des villes de même catégorie, avec un  coefficient de mobilisation du potentiel fiscal trois fois plus élevé.

 

   Ce même CA indique que le produit de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères a été majoré depuis 2002 de 82 % !

 

 Est-il aberrant, dans ce contexte de crise,  de reposer avec insistance l’impératif de la diminution des  taux de la Taxe d’habitation et de la Taxe foncière, amorcée par la Municipalité Clary, qui allègerait la charge pesant sur la moitié des contribuables nîmois, l’autre étant dégrevée ?

 

 Ceci sans que les ressources de la collectivité en soient affectées, la prévision des rentrées fiscales 2009 étant évaluée à un niveau inférieur  aux résultats réels traduits par le CA 2008 (163,5 contre 164,9 Millions d’euros).  Vous avez le devoir d’utiliser cette marge de manœuvre  pour desserrer l’étau pesant notamment sur les  couches moyennes.

 

Le CA 2008 vérifie également que l’encours nîmois de la dette est, par habitant, supérieur de 63,5 % à celui de la moyenne des villes homologues.

 

 Notre situation financière demeure précaire et fragile. Nous continuons à supporter, malgré les efforts d’assainissement entrepris entre 1995 et 2001, les conséquences à long terme de la gestion de flambeur des Municipalités de droite entre 1983 et 1995. Nous devrions, au regard de l’expérience, ne pas céder au syndrome du bétonneur, et refuser rigoureusement les effets d’annonce en matière de dépenses d’investissement.

 

 Car le CA 2008 montre que ces dépenses d’équipement (BP, DM, Restes à réaliser2007) ont été effectives à seulement 54 % des crédits disponibles.  En 2007, le CA présentait à cet égard un pourcentage de 65 % de crédits consommés.

 

 Où est votre sincérité budgétaire ?

 

Ceci d’autant plus qu’au BP 2009, sur les 41 millions d’euros de dépenses d’équipement envisagées, on relève 21 millions d’euros de restes à réaliser sur l’exercice 2008.

 

 C’est un remarquable tour de passe-passe, correct du point de vue comptable, mais qui s’apparente à une tromperie. On claironne des projets. On affiche des crédits. La réalisation  effective est rien moins que partielle. Les restes servent à gonfler les chiffres de l’année suivante.

 

Après les taux de fiscalité et le niveau réel des dépenses d’équipement, un  dernier exemple : la nature des choix d’équipement qui révèlent d’éloquentes disparités.

 

Quand vous programmez 1 euro de dépense pour la voirie de proximité, c’est 2,5 euros qui sont consacrés au coûteux projet AEF, dont la logique urbaine est aussi problématique que discutable. Quand vous programmez 1 euro de dépense pour le renouvellement urbain à Valdegour, Pissevin et Chemin-bas d’Avignon, vous en dépensez 5 pour le même projet AEF. Quand vous inscrivez 1 euro pour le groupe scolaire Wallon et la maternelle de la Gazelle, c’est deux fois moins que pour – toujours – AEF !

 

Il  ne s’agit pas de chercher un bouc-émissaire à votre gestion, mais au travers des exemples de la voirie,  de la rénovation des quartiers de grands ensembles et de  l’école,  de montrer que vos orientations sont  à reconsidérer globalement.

Vous ne pouvez vous contenter de répondre que les nîmois vous ont élus sur un programme  et que vous l’appliquez. La démocratie, c’est prendre en compte l’opinion commune, et pas seulement celle de votre camp politique. Une bonne  et saine gestion, c’est  savoir  être réactif aux situations nouvelles, et ne pas s’enfermer dans un dogmatisme conservateur.

 

Le CA 2008 confirme, hélas, que vous n’avez pas pris cette voie. Nous ne vous suivrons pas dans cette impasse de droite, dont les nîmois paieront – comme c’est encore le cas avec les années Bousquet – l’onéreuse  addition. Jusqu’à quand ?

 

 



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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /2009 18:11


Samedi 7 février

Déclaration pour le groupe communiste au Conseil Municipal

Christian Bastid

 






Le régime indemnitaire des agents des Collectivités territoriales remonte à l’année 1991 et se

définit comme un complément du traitement distinct des autres éléments de rémunération.

 

Ainsi,

1°) la compétence de notre assemblée résulte de l’article 88 de la loi n° 84-53 du 26 janvier

1984 stipulant « qu’il appartient à chaque collectivité de fixer les régimes indemnitaires …. ».

Cette liberté a été encadrée pour maintenir une relative unité avec la fonction publique de l’Etat.

Tel a été l’objet du décret n° 91-875 du 6 septembre 1991. Ainsi, sous réserve de respecter le

principe de parité, l’assemblée fixe la nature, les conditions d’attribution et le taux moyen des

primes.

2°) Le respect du principe de parité

Il résulte de l’article 88 de la Loi du 26 janvier 1984 et de l’article 1 du décret du 6 septembre

1991. Le régime indemnitaire fixé par l’assemblée pour les différentes catégories d’agents ne

doit pas être plus favorable que celui dont bénéficient les fonctionnaires de l’Etat exerçant des

fonctions équivalentes.

Pour fixer la limite supérieure à ne pas dépasser, le décret du 6 septembre 1991 a défini pour

chaque cadre d’emplois de la fonction publique territoriale, un corps de référence de la fonction

publique de l’Etat.

Dès 1991, cette disposition fut prise pour éviter de répondre directement aux revendications

salariales fortement exprimées par les fonctionnaires des quatre versants de la Fonction

Publique (Etat, Santé, Poste et Télécommunications et Territoriaux), revendications exprimées

alors sur leur base commune qui était et demeure la valeur du point d’indice de leur

rémunération.

Au nom du principe de la libre administration des collectivités territoriales s’instaurait alors, un

système de complément de rémunération qu’il était possible d’instituer ou non, en tout ou

partie, voire en l’individualisant, en référence des primes versées aux fonctionnaires des corps

de la Fonction Publique de l’Etat.

Nous connaissons depuis la liquidation massive des emplois publics opérés dans la Fonction

Publique de référence au nom du tout libéralisme et de la « libre concurrence non faussée »

dont vous et votre majorité êtes des relais zélés.

L’autonomie grandissante des collectivités territoriales en matière de gestion des personnels a

ainsi conduit à de fortes inégalités d’une collectivité à l’autre, notamment sur les salaires. La

part aléatoire constituée par les primes (régime indemnitaire) pour lesquelles les exécutifs

locaux disposent d’une grande latitude, a des incidences importantes sur la gestion des

ressources humaines – renforcées par les dispositions découlant de la récente loi Jacob-

Hortefeux :

-passage des directeurs en emplois fonctionnels ce qui remet en cause l’indépendance du

fonctionnaire

-établissement de ratios locaux de promotion interne promus/promouvables,

-définition d’objectifs de services sans moyens ni contrôles,

-primes au mérite, etc.

Ainsi l’individualisation de la gestion des ressources humaines et l’organisation du travail dans

les collectivités se rapprochent de plus en plus de celles des entreprises privées. L’objectif

poursuivi par des maires comme vous M.Fournier est d’intégrer, de gré ou de force, les agents

dans des stratégies visant à remplacer les critères d’efficacité sociale par des critères financiers.

 

C’est ainsi que suivant cette orientation politique, depuis 2006, le régime indemnitaire des

agents de la Mairie de Nîmes a été profondément modifié et que par deux fois, le juge

administratif –agissant en quelque sorte en « sapeur-pompier » des relations sociales- vous a

désavoué et a cassé successivement deux délibérations de cette assemblée municipale : en

premier lieu le 26 janvier 2005 et la dernière décision juridique en date qui vous est opposable

est datée du 18 décembre 2008 ;

Ce jugement vous oblige à réformer votre système (absence de taux moyen et attribution d’un

taux maximum systématique aux emplois fonctionnels les plus élevés) et c’est pour cette raison

que nous sommes censés débattre maintenant de cette question figurant en 69e position de

notre du jour !!!!

Cela étant dit, nous constatons que vous persistez et que vous vous apprêtez à maintenir un système inique et profondément injuste et pour tout dire illégitime.

Alors que des textes clairs définissent les compléments de rémunération auxquels peuvent

prétendre les agents territoriaux :

-en fonction du Cadre d’Emploi –c’est-à-dire leur grade et qualification qu’ils détiennent en

propre (ce qui leur assure indissociablement un droit à un déroulement de carrière, à la mobilité

de celle-ci ainsi que la continuité et la qualité du service public ) contrairement à l’ emploi dans

lequel ils sont affectés et qu’ils ne choisissent donc pas.

Vous avez choisi de persister à instituer une prime dite de « responsabilité » qui n’existe pas

dans la Statut de la Fonction Publique Territoriale.

Dans votre système, vous définissez 8 niveaux de responsabilité dans lesquels vous intégrez

certes habilement, mais surtout arbitrairement, pas moins de 700 appellations différentes de

fonctions exercées par l’ensemble du personnel municipal.

-c’est une « usine à gaz nimoise » qui va peut-être s’étendre à

toute la Communauté d’Agglomération est toute simple : pouvoir donner 17 fois plus à une

petite élite choisie et assujettie, au détriment de l’immense majorité des fonctionnaires et

agents Nimois qui recevront la portion congrue, alors qu’ils mettent en oeuvre le service public

municipal auprès de la population.

Le Régime indemnitaire de la Fonction Publique Territoriale est ainsi fait qu’il fonctionne selon

le principe des vases communicants : Au sein d’une même enveloppe budgétaire -dont nous ne

connaissons aujourd’hui, ni le montant global, ni l’évolution- en l’état du rapport et du projet

de délibération qui est en notre possession : p l us on veut donner à quelques- uns, au moins on

doit donner à la masse des autres ! E t vous nous demandez d’en approuver ici et maintenant

l’expérimentation des pires dérives possibles et imaginables. Ne comptez pas sur nous !

 

Par contre et du fait que votre délibération de 2006 est nulle et non avenue depuis le 18

décembre dernier, nous vous demandons d’en tirer toutes les conséquences en restituant aux

agents les montants dont ils et elles ont illégalement privé.

Devant notre assemblée, nous tenons à souligner qu’en dépit de ce système inique, injuste,

illégal et néanmoins imposé, vous n’êtes pas parvenu à semer le trouble dans l’esprit de

résistance et de lucidité des agents de la Ville face aux tentations de mise concurrence,

d’individualisme et de compétition que votre système aurait pu susciter parmi eux. A cet égard

il convient de saluer pour cela la masse des agents du service public municipal, qui n’y a pas

cédé. Malgré la culpabilisation…les pressions…les retenues pour maladie, la prime dite de

présentéisme distribuée en fin d’année et alimentée avec l’argent de ceux qui ont -pace que

coupables d’avoir été en arrêt maladie la même année ont été ainsi privés d’une partie

importante de leur rémunération.

 

Enfin et ce qui nous conduit à notre vote négatif :

Vous bafouez, une fois de plus, la démocratie sociale en refusant de négocier, dans le cadre

d’un processus qui devrait vous conduire jusque devant la seule instance représentative, légale

du personnel auprès de laquelle aurait dû être soumis le contenu de cette délibération : Le

Comité Technique Paritaire.

Faut-il vous rappeler que cet organisme paritaire mis en place pour l’application du statut de la

FPT-à Nimes comme ailleurs- a été renouvelé tout récemment par l’élection démocratique des

représentants du personnel, le 6 novembre dernier.

Il est vrai que les organisations syndicales qui s’opposent à votre système et qui en

revendiquent un autre représentent plus de 82% des suffrages exprimés par les agents de

la Mairie de Nîmes.

Comment pouvez-vous, décemment et légitimement ainsi les mépriser en soumettant à

notre vote une délibération pour laquelle ils n’ont pas été consultés, comme la loi l’exige,

au préalable ?

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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /2008 15:47

Groupe des élu-e-s communistes

De la Ville de Nîmes

 

S E N I M :

 

POUR LA TRANSPARENCE DE LA GESTION LOCALE

 

 

            Le contenu du rapport de la Chambre régionale des comptes sur une décennie de gestion de la SENIM, révélé par la presse locale, implique la convocation très rapide du Conseil Municipal.

 

            En effet, il ne serait pas sérieux d'attendre jusqu'au 22 novembre, date prévue de la prochaine réunion de notre assemblée, pour évoquer un dossier qui met en cause les finances de la ville, suscite d'ores et déjà une instruction judiciaire, et ne manquera pas de provoquer commentaires et réactions polémiques.

 

            Dans un contexte général marqué par une grave crise financière et par l'inquiétude de la population, le devoir des élus est d'assurer la plus complète transparence de la gestion locale, surtout lorsqu'il s'agit des deniers publics et des ressources de nos concitoyens.

 

 

 

Catherine Bernié-Boissard     Sylvette Fayet      Alain CLARY     Christian Bastid

 

 

 

Groupe des élu-e-s communistes

De la Ville de Nîmes

 

S E N I M :

 

POUR LA TRANSPARENCE DE LA GESTION LOCALE

 

 

            Le contenu du rapport de la Chambre régionale des comptes sur une décennie de gestion de la SENIM, révélé par la presse locale, implique la convocation très rapide du Conseil Municipal.

 

            En effet, il ne serait pas sérieux d'attendre jusqu'au 22 novembre, date prévue de la prochaine réunion de notre assemblée, pour évoquer un dossier qui met en cause les finances de la ville, suscite d'ores et déjà une instruction judiciaire, et ne manquera pas de provoquer commentaires et réactions polémiques.

 

            Dans un contexte général marqué par une grave crise financière et par l'inquiétude de la population, le devoir des élus est d'assurer la plus complète transparence de la gestion locale, surtout lorsqu'il s'agit des deniers publics et des ressources de nos concitoyens.

 

 

 

Catherine Bernié-Boissard     Sylvette Fayet      Alain CLARY     Christian Bastid

 

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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /2008 11:51

SENIM : REUNIR D'URGENCE LE CONSEIL MUNICIPAL

Le contenu du rapport de la Chambre régionale des comptes sur une décennie de gestion de la SENIM,
révélé par la presse locale, implique la convocation très rapide du Conseil Municipal. En effet, il ne serait
pas sérieux d'attendre jusqu'au 22 novembre, date prévue de la prochaine réunion de notre assemblée,
pour évoquer un dossier qui met en cause les finances de la ville, suscite d'ores et déjà une instruction judiciaire,
et ne manquera pas de provoquer commentaires et réactions polémiques.. Dans un contexte général marqué
par une grave crise financière et par l'inquiétude de la population, le devoir des élus est d'assurer
la plus complète transparence de la gestion locale, surtout lorsqu'il s'agit des deniers publics et des ressources
de nos concitoyens.

                                                                                    Catherine Bernié-Boissard, Présidente du groupe des
                                                                                     élu-e-s communistes

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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /2008 09:19

                                        Compte administratif 2007 de la Ville de Nîmes

                                                         

                                                         Séance du Conseil Municipal

                                                                  

                                                                     31 Mai 2008

 

                                         Intervention de Catherine Bernié-Boissard,

                                             Présidente du Groupe Communiste.

 

Durant la récente campagne municipale, vous avez réussi à abuser plus d’un nîmois sur deux, en utilisant – comme le Président de la République – le principe énoncé par Machiavel : « Gouverner, c’est faire croire ! »  Mais la réalité finit toujours par se frayer un chemin – et le Compte administratif 2007 manifeste la vérité des chiffres, bien différente de vos prévisions optimistes et de la propagande du bulletin municipal. 

 

Le CA 2007, c’est le solde des sept années de gestion de votre premier mandat.

Mais c’est également la base de la gestion des six années à venir. C’est pourquoi, le débat d’aujourd’hui n’est pas purement formel.

 

 Comparons le CA2 2002 – celui qui vérifie votre premier budget, et le CA 2007, celui qui valide le dernier budget exécuté. Nous allons voir ce qui a été vraiment réalisé et ce qui a évolué.

 

Au CA 2002, le produit fiscal est de 134,1 millions d’euros. Il est, au CA 2007, de 158,5 millions d’euros. Soit une progression de 24,4 millions d’euros. Ou encore, du nouveau-né au centenaire, par nîmois, une majoration de 177 euros.

 

 Renouvelons qu’en diminuant de seulement 1 % les taux des taxes locales durant les sept années passées, vous auriez certes encaissé 4 millions d’euros en moins, mais chaque nîmois – du nouveau-né au centenaire – aurait économisé  70 euros.

 

  Au CA 2002, la Taxe des ordures ménagères (TOM) est inscrite pour un produit de 11,8 millions d’euros.  Elle est, au CA 2007, inscrite pour un montant de 21, 3 millions d’euros. Une progression de plus de 80 % ! Chaque nîmois – du nouveau-né au centenaire – aura vu sa TOM augmenter de 85,6 euros à 154,6 euros, sous votre mandat.

 

  Examinons maintenant la dette. L’encours de la dette de la Ville a diminué de 16,5 % sous votre mandat (de 1993,63 euros/habitant en 2002, à 1663,32 euros/habitant en 2007).

 

   Entre 1995 et 2001, sous le mandat de l’équipe de gauche, il a baissé de 18 % (de 2606 euros/habitant en 1995 à 2133 euros/habitant en 2001).

 

A cette comparaison éclairante, s’ajoute le fait que, selon la Chambre Régionale des Comptes,  le produit des impôts locaux a progressé de  trois fois plus entre 2002 et 2007, qu’entre 1995 et 2001. Ceci pour préciser que votre politique de désendettement est fondée sur un véritable « assommoir fiscal ».

 

 Enfin, si l’on compare la dette de notre ville à celle de la moyenne des villes de population identique, on constate  que Nîmes a un encours supérieur de 55 %.

 

     Au regard du pouvoir d’achat moyen de notre cité – 8517 euros de revenus mensuels – contre 9553  euros pour les villes comparables, soit – 11 %, on relève que les nîmois  souffrent davantage que d’autres du surendettement collectif dû, rappelons-le, au trio Bousquet-Fournier-Proust dans les années 80 à  90 !

 

     Parlons de l’investissement. On note que sur 28 opérations nominatives au CA 2007, la consommation des crédits de paiement inscrits est de seulement 62 %. Au CA 2002, vous annonciez un réalisé de 80 % pour 34 opérations (P. 27, CA 20052). Sauf à considérer que c’était du bluff, votre politique d’investissement faiblit depuis sept ans.

 

     Au Budget Primitif 2007, la dépense d’équipement par habitant est affichée supérieure de 1,5 % à ce qu’elle est en fin de compte au CA 2007, cela malgré les rectifications du Budget supplémentaire et de la Décision modificative. C’est ce qu’on appelle la sincérité budgétaire ou l’effet d’annonce !

 

  Dernière comparaison, pour le fonctionnement entre le prévisionnel  et le réalisé 2007. La dépense globale prévue est de 221,6 millions d’euros (BP 2007). Le réalisé (CA 2007) est de 210,2 millions d’euros.

Il ne s’agit pas ici d’économies utiles. Mais de « coupes claires » dans des budgets socialement essentiels.

 

  L’administration générale : - 8 %. En cause, la qualité du service public rendu à nos concitoyens. La culture : - 2,8 %. En cause, un budget qui a régressé de 9,5 % depuis 2002. Le social et la santé : - 6,7 %. En cause, un budget qui a diminué de 29 % depuis 2002. Les fournitures scolaires : - 7,1 %. En cause, un budget qui a progressé de 4 % depuis 2002, mais représente seulement 1/3 des dépenses consacrées aux Relations Publiques. Les Livres, disques et cassettes : - 2,5 %. En cause, un budget qui est inférieur de 145 % à celui des « Fêtes et Cérémonies » !!!

 Le CA 2007 confirme bien les orientations et les décisions que nous avons refusées lors du vote du BP 2007, du BS et de la DM.

 L’élection municipale n’a pas clos le débat citoyen. Nous continuerons à l’animer partout où ce sera utile. Car notre ville s’appauvrit par la faiblesse des ressources de ses habitants,  par un taux de chômage de 13,6 % des actifs, comme – enfin – par les mesures gouvernementales envisagées telle la fermeture de la Ban de Nîmes-Garons…

  Nous concevons notre responsabilité d’élus d’opposition par la dénonciation de cet état de fait. Prêts à prendre, d’autre part, notre place dans  toute initiative qui permettrait d’améliorer la vie de nos compatriotes.

 

 

  Aujourd’hui, c’est dans leur intérêt, que nous voterons CONTRE le Compte administratif 2007 de la Ville.

 

                    

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