Rapport d’introduction de Christian BASTID
Pour l’Assemblée générale des communistes
Du 21 septembre 2009
Une rentrée sociale et politique qui nous appelle
à relever les défis
Beaucoup de personnes rencontrées par les militants communistes de Nîmes en cette rentrée, devant les écoles primaires et élémentaires, les marchés. Les signes et les regards ne trompent pas, les mauvais coups du gouvernement font très mal, le moral est au plus bas.
Les interpellations qui nous sont adressées sont multiples, mais celles qui viennent du fond du cœur chez ceux qui souffrent le plus, chez ceux ne remplissent pas le cabas ou qu’ils font les courses pour leurs enfants demandeurs d’emploi et qu’ils n’arrivent pas à joindre les deux bouts, ils s’adressent à nous en nous disant : « Il faut que l’on se serre les coudes, ne nous abandonnez pas ! Mais pourquoi la gauche est-elle aussi divisée ? ».
Ses interpellations qui ne peuvent pas nous laisser indifférents doivent, je crois, au contraire rouvrir le débat et nous appeler à l’action. A l’action, nous en avons besoin dans cette ville où Jean-Paul FOURNIER est un serviteur de la politique nationale de Nicolas Sarkozy, et il affronte y compris sur les grands projets de notre département comme le contournement de Nîmes (TGV), pour imposer sous forme de diktat la gare de Manduel, sinon pas de financement de l’agglomération. D’ailleurs, du 23 septembre au 4 octobre, nous allons avoir un journal qu’il nous faudra distribuer en allant à la rencontre de nos citoyens, pour faire connaître nos propositions, notre contenu, comme sur la taxe carbone ou encore l’utilisation et le contrôle de l’argent public. Il nous faudra aussi dans cette même période, être le relais de la carte T, pour le droit des femmes à la retraite, et préparer la manifestation unitaire du 17 octobre pour les droits des femmes. Cela fait beaucoup, d’autant que nous serons dans la semaine de consultation pour dire non à la privatisation de la poste, avec un point de convergence le 3 octobre (document). Nous nous retrouverons également le 7 octobre pour la manifestation unitaire, à l’appel des organisations syndicales.
De manière générale, à gauche nous sommes tous à peu près d’accord, la situation est très grave, la politique du gouvernement mise en place par Nicolas SARKOZY fait très mal, et les dernières mesures annoncées, comme l’augmentation du forfait hospitalier et la taxe carbone, véritable impôt injustifié, ne sont pas faites pour réchauffer le baromètre de la confiance face à SARKOZY. La réflexion la plus souvent entendue à partir de là : « Assez, il va falloir battre cette droite ! ».
Puisque l’occasion va nous être offerte dans quelques mois, avec les élections régionales, de mesurer, après « les élections européennes » ( recul du PS, bon résultats du Front de Gauche et de la liste Europe Ecologie), l’état des forces en présences, prenons le temps de faire le point sur Nîmes, sur l’état de notre parti, les relations avec les autres forces politiques, les initiatives que nous pourrions prendre dans les jours et semaines à venir, l’enjeu des élections régionales, notre projet et notre politique de rassemblement.
Lors de notre dernier congrès, la question de notre parti, de son fonctionnement et de sa modernisation a suscité beaucoup de débat. Je reste attaché à l’existence du Parti Communiste Français autonome dans son fonctionnement et sa réflexion. Bien sûr dans mon esprit, attaché ne veut pas dire ne pas changer. Si nous prenons la ville de Nîmes aujourd’hui, avec ses 150 000 habitants, avec des quartiers nouveaux ou en pleine expansion, la question de notre implantation et de notre rayonnement s’est modifiée. Ceci dit, n’oublions pas que pour les dernières élections municipales de mars 2008, pratiquement 1 Nîmois sur 2 a voté pour la liste, ou la tête de liste de rassemblement animé par Alain CLARY, dans des quartiers déjà en mutation (rappel : voir analyse par bureau de vote), nous avons fait de bons résultats.
Sachons apprécier l’existant
En cette rentrée, 7 réunions de proximité ont eu lieu ou vont avoir lieu. 3 sur le 6ème canton, 2 sur le 1er canton, 1 sur le 2ème canton et 1 sur le 3ème canton. Ce qui correspond depuis plusieurs années aux cantons où nous avons le plus d’activités. 520 communistes ont été visités depuis le début de l’année, avec la nouvelle carte pluriannuelle, dont 433 sont cotisants, 55 nouveaux communistes ont franchi le pas en adhérant au PCF (70% viennent du 6ème et du 3ème canton, ce n’est pas étonnant, ce sont les 2 cantons où la présence des communistes et la plus régulière (marchés, écoles, réunions de proximité). Ceci dit, il nous reste 404 cartes à placer sur l’ensemble de la ville.
Réfléchissons pour inventer du neuf
Dans beaucoup d’enquêtes d’opinions, l’idée que le citoyen(ne) veut de plus en plus être acteur dans sa cité grandit. Etre maître des décisions dans sa ville (sur les quartiers, l’urbanisation, le transport et l’environnement, autant de questions qui sont au hit parade des premières préoccupations).
La place existe pour notre parti et ses élus, pour ouvrir des espaces de rencontres pour des confrontations d’idées, pour penser l’avenir, avec les citoyen-ne-s pour vivre sa ville pleinement.
Tout s’accélère, la crise qui est toujours bien là (licenciements chez Vachaud), avec les modifications importantes des compétences, agglomérations, Conseil Général, de la région, ce qui va bouleverser le paysage politique. Marie-George BUFFET : « Il faut que le Front de Gauche soit durable. Quand j’ai lancé l’appel à constituer un front de gauche, en octobre 2008, c’était dans la perspective des élections européennes. Le scrutin passé, nous nous sommes dit qu’il fallait continuer. M ais il faut l’élargir. Le Front de Gauche a vocation à devenir majoritaire………………..Mais invitons bien toutes les organisations à en débattre, et surtout toutes les femmes et les hommes de gauche autour des ateliers thématiques. Et attachons nous bien à ancrer cette confrontation d’idées à partir des grandes revendications et des exigences portées par le mouvement social ».
Sur la préparation des élections régionales
Les bases du rapport de Pierre Laurent du Conseil National du 4 septembre, sur cette question, est une bonne base de réflexion pour nos débats en interne.
Je crois que c’est la bonne manière de procéder ainsi.
Nous sommes pratiquement élus dans toutes les régions de France 19 sur 22). Je crois de façon naturelle, que c’est normal de faire le bilan de l’activité de nos élu-e-s sortant-e-s. nous en avions 3 en 2004 pour le Gard (Laurette BASTAROLLI, Jean-Paul BORE et Patrick MALAVIEILLE), depuis 2008 il nous en reste 2, Patrick MALAVIEILLE ayant démissionné pour des raisons de cumul de mandats.
La section de Nîmes prend en compte la proposition de Jean-Paul BORE de se mettre à disposition pour rencontrer les communistes pour présenter le bilan, si Laurette BASTAROLLI veut s’y joindre elle sera la bienvenue.
C’est ce qu’a déclaré également Marie-George BUFFET : « Nos élus régionaux ont porté tout au long de leur mandat les propositions qu’ils avaient défendues, certains sur des listes autonomes au premier tour, d’autres sur des listes communes avec le PS. Au transport, les réalisations concernant les TER, ou d’autres vice-présidents avec l’équipement des lycées, la culture, le sport. Mais il faut aujourd’hui franchir une nouvelle étape au niveau des ambitions pour les régions. La réforme des collectivités territoriales va être annoncée prochainement. Les régions peuvent être des lieux où les élus commencent à rompre avec les logiques libérales, et des points d’appui pour les luttes sociales. Il y a un bilan à tirer dans chaque région, et surtout des projets à construire ».
Front de gauche, rassemblement, Frêche
Là aussi, rien n’est figé : Le Front de gauche n’a pas vocation à rester tel qu’il est, comme le mentionne l’appel de Marie-George BUFFET, pour que d’autres forces de gauche le rejoignent. Je constate que pour l’instant, nous avons les mêmes blocages avec le NPA qui nous accuse, dans sa déclaration du 8 septembre, d’ouvrir des discussions pragmatiques avec le PS.
J’entends : « oui ! Mais dans notre région le problème c’est Frêche », très bien, mais je constate encore à ce jour que le débat, en interne, du PS n’est pas fini. Quand je vois que la Mairesse de Montpellier soutient Eric ANDRIEU, au poste du Premier socialiste Régional, je me dis que rien n’est tranché définitivement dans le PS. Laissons les décider.
Nous avons un autre point commun avec tous les partis de gauche ! Nous voulons battre la droite dans les régions pour ne pas donner des relais supplémentaires à la politique de Nicolas SARKOZY. Bien sûr, sur le contenu et sans des accords avec le centre droit (Modem).
Dans l’Hypothèse d’une liste Front de Gauche, sans le NPA, les Verts et le PS, cela fait déjà à gauche quatre listes, ce qui fait beaucoup, mais si nous sommes cohérents avec nos déclarations (nous sommes pour siéger dans des majorités de gauche). Il est tout à fait légitime que les communistes est les éléments en main pour prendre leur décision.
C’est pour cette raison que la précision de Marie-George Buffet : « Nous ferons une offre politique sur le rassemblement que nous souhaitons pour le premier tour, lors du Conseil National de novembre. Je précise d’ores et déjà que, pour le deuxième tour, la gauche sera rassemblée pour barrer la route à la droite et construire des majorités pour gérer les régions à gauche », me semble intéressante. Une précision qui n’est pas rien, puisque le NPA encore ce week-end, son Conseil politique national a tenu à préciser son positionnement sur les régionales de 2010. Il se déclare prêt à un accord national sur une plate-forme avec « les forces antilibérales et anticapitalistes » dès le premier tour des élections, à condition que les listes se forment non seulement « dans l’indépendance vis-à-vis du PS et des Verts », mais qu’il refuse de participer à tout exécutif de région avec eux.
Voici, chers(ères) camarades, quelques éléments pour engager la discussion.
Principales idées retenues
- Organisation d’un atelier thématique sur Nîmes.
- Mise en place d’un groupe de travail sur le projet régional.
- Poursuite de la remise des cartes 2009.
- Organisation d’un agenda pour distribuer le 4 pages national : l’avenir de la gauche, le projet, du 23 au 4 octobre.