LA GRAINE ROUGE
Juin 2009 PCF
Territoriaux Mairie de Nimes
Après les élections européennes, il est urgent de changer de cap en France et en Europe
Á VOS
CÔTÉS !
5 ÉLUS(ES) POUR LE FRONT DE
GAUCHE
et l'Alliance d'Outre-Mer
Patrick Le Hyaric
PCF – Ile de France
Marie-Christine Vergiat
Associative – Sud-Est
Jean-Luc Mélenchon
PG - Sud- Ouest
Jacky Hénin
PCF – Nord
Elie Hoareau
PC Réunion – Outre-Mer
Le Front de Gauche a réussi son premier pari : faire émerger une gauche du courage, unitaire et audacieuse, pour construire une alternative aux politiques libérales. Avec une campagne militante
de contenu et de proximité, sans relais médiatiques, il a obtenu 5 parlementaires
européens. Ceux-ci seront bien utiles pour révéler les mauvais coups qui se préparent et être des points d'appui pour
les luttes. Et il y en aura besoin. La droite veut faire main basse sur le scrutin européen et se sent pousser
des ailes pour programmer de nouvelles réformes antisociales.
Déjà, les urnes à peine rangées, on nous révèle une récession historique avec une chute du PIB plus grave que prévue, 600 000 nouvelles suppressions d'emploi et toujours rien pour les salaires.
Malgré les belles paroles, les parlementaires de droite ont rejeté les propositions de lois défendues par les députés communistes pour l'augmentation des salaires, des retraites et des minimas
sociaux, pour bloquer les plans de licenciements, pour défendre et élargir les services publics. Autant de
propositions qui correspondent à ce que portent les grèves et les manifestations, depuis plusieurs mois Quatre
électeurs sur dix seulement sont allés voter dimanche dernier, et parmi les abstentionnistes, nombre de jeunes et d'habitants des quartiers populaires. Cette abstention, annoncée et souhaitée
par la droite, n'est pas principalement un signe de désintérêt. Elle traduit de la défiance pour l'Europe libérale et un message en direction des partis politiques. Et notamment pour la gauche,
ses difficultés à prendre encompte les périls qui menacent la planète et à construire une alternative forte et
crédible au libéralisme.
C'est à cela que le Parti communiste veut être utile. En proposant, avec ambition, que s'élargisse le Front de Gauche
et en prenant ses propres initiatives. Et tout de suite, le PCF met toutes ses forces pour répondre à l'urgence sociale.
Le développement durable à NIMES ???
La ville durable, c’est :
♦une ville capable de se maintenir dans le temps, de garder une identité culturelle, patrimoniale et sociale,
♦une ville capable d’offrir une qualité de vie pour l’ensemble de la population qui y vit ou qui la fréquente, quels que soient les groupes sociaux ou les générations,
♦une ville capable d’assurer un développement équitable sur les plans écologique et social.
La communauté d’agglomération NIMES METROPOLE et la ville de NIMES communiquent à grand renfort de plaquettes et de slogans :
Grands Travaux
NIMES 2012 O2
Avec le TCSP, un cœur d’agglomération facile à vivre.
Peut-on parler avec ces trois projets de chantiers très onéreux de développement durable ?
L’espace AEF et les allées JAURES font partie des aménagements historiquement anciens qui ont progressivement évolué au cours des différentes extensions de la ville. Les véritables promoteurs du développement durable sont les bâtisseurs de ces places et de ces axes qui ont structuré de la cité nîmoise.
L’espace AEF, futur forum du 21è siècle,
Le vocable latin pour qualifier cet espace est impropre. Cet ensemble ne correspond pas au Forum antique, cœur de la vie publique dans la cité, lieu de mémoire et de pouvoir, où le peuple s’assemblait pour discuter des affaires publiques.
Nous voyons bien que cet espace est fait uniquement pour accueillir « les riverains, les nombreux touristes et les voyageurs en transit ».
Les allées JAURES,
Anciennement avenue Jean JAURES, rebaptisé par le Maire les allées JAURES, cette grande artère, coupure ou axe de symétrie, a une fonction initiale qui vise à mettre en valeur le Jardin de la Fontaine et le Mont Cavalier. Sa prolongation au-delà de la voie ferrée au sud sur laquelle l’avenue butait a contribué à faire de cette voie un axe structurant de la ville. Ce qui est proposé aujourd’hui, c’est surtout un embellissement de prestige (« entrée de prestige faite d’harmonies d’eau, de lumières, de minéral, de bois, et de réduction des nuisances urbaines »).
Ces deux chantiers s’inscrivent dans une politique d’éclat, de clinquant visant à séduire et à impressionner plutôt qu’à structurer la ville.
Le TCSP, « projet phare de notre démarche volontariste et déterminée en faveur des transports publics », écrit le Maire, appelé autrefois TCSP non polluant (le vocable non polluant a aujourd’hui disparu),
Le TCSP, dans sa première tranche (ligne nord/sud), n’apparaît pas comme un vecteur de cohérence spatiale. Il contribue plutôt au déséquilibre entre le nord et le sud, conséquence des politiques municipales qui se sont succédées depuis des décennies. A l’évidence, il privilégie une politique de consommation, voire de surconsommation. La ligne relie deux centres commerciaux, La Coupole et Cap Costières ; certes au passage, elle dessert des grands équipements. Mais est-ce fortuit ?
Quant à la prise en compte du désenclavement des quartiers prioritaires au titre de la Politique de la Ville, il faudra repasser. L’axe est/ouest n’est pas pour demain.
Ces trois chantiers masquent la réalité nîmoise :
un développement anarchique des espaces périurbains,
un centre ville qui se paupérise, pénalisé par des problèmes de circulation et de stationnement,
des grands ensembles en très grande difficulté.
Attirer l’attention des nîmoises et des nîmois sur ces trois chantiers, tel est l’objectif du Maire et de sa majorité de droite afin de faire oublier sa politique par une imposture de développement durable. La fin n’est pas dite, ce n’est qu’un début. A très bientôt.
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LEZAN 2009 – SAMEDI 27 JUIN
RENCONTRES DE LA LIBRAIRIE DIDEROT
14 H 30 Rencontre avec :à Raymond HUARD : Jeanne GALVY, romancière
à Claude MAZAURIC : histoire de la Révolution française et la pensée marxiste
16 H Palestine : rencontre organisée par l’Association France Palestine Solidarité avec Madame HAMOURI, mère du jeune Franco Palestinien, innocent et emprisonné en Israël. Rencontre d’amitié, de lutte et de solidarité.
17 H Pause poétique. Lecture autour d’un ouvrage bilingue Français-Occitan « voici les arbres et les fruits d’ici ». Deux amies Colette DERDEVET-MENEAU avec les mots et Elisabeth OZIL par les aquarelles tissent la réalité poétique « d’un coin de chez nous ». Ces deux expressions se répondent en miroir et sont de fidèles échos d’une terre hospitalière qui nous est chère.
18 H DEBAT : Après les élections Européennes, le « Front de Gauche » poursuit la réflexion.
Que faisons-nous pour construire une majorité autour d’un projet alternatif pour battre la droite ?
Avec Martine GAYRAUD et Cathy DAGUERE
19 H 30 Le Grand Frisson :Christiane Martin s’entretiendra avec Philippe STIERLIN autour de son premier polar « Une mort si tranquille ».
SPECTACLES du samedi
Aris (Rock)
Stéphane Manganelli Trio
Coriandre
Stand de Nîmes
Restaurant avec cuisine du terroir
Buvette avec animation musicale
20h00 Apéro au stand de Nîmes
Rencontre amicale et fraternelle
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Au nom de la crise ? Attaque sur les fonctionnaires publics territoriaux
Déposée par 87 députés de droite, une proposition de loi vise à en finir avec le statut des agents territoriaux, en instituant, pour les collectivités territoriales, la règle du recrutement systématique sous contrat.
Déposée le 21 janvier dernier la proposition de loi est très claire :
Exposé des motifs (extraits) : tel est le but de la présente proposition de loi. Elle prévoit de transformer la règle actuelle en exception. Le statut actuellement en vigueur sera maintenu pour les fonctions « régaliennes » que remplissent les collectivités, l’état civil ou la police par exemple. La liste de ces fonctions sera établie par décret en Conseil d’Etat, à la lumière des compétences qui seront reconnues aux collectivités par la réforme en cours. Pour les autres fonctions, le recours au contrat de travail de droit commun deviendra la règle
Article 2 : les agents des services et établissements des collectivités définies à l’article 1er sont recrutés par contrat.
Aujourd’hui, le nombre de contractuels ou de titulaires à temps non complet, représente déjà le tiers des personnes territoriaux (soit 2 millions, le nombre de salariés du public qui n’ont pas le statut de fonctionnaire). En fait, Au-delà de la précarité renforcée des emplois, c’est le principe même du service public qui est en cause. Car la première motivation du statut protecteur dont bénéficient les fonctionnaires n’est pas un privilège social. Il est la garantie de l’indépendance des agents des services publics vis-à-vis du pouvoir politique. Et seule cette indépendance peut permettre l’égalité de traitement des usagers. Qui plus est dans les collectivités locales où les salariés sont en proximité étroite avec les élus.
A ce jour, cette proposition suscite l’émotion de l’ensemble des membres du Conseil Supérieur de la fonction publique territoriale, dont le collège employeur.
Portée par des députés très impliqués dans les réformes de la fonction publique, cette proposition de loi s’inscrit en cohérence avec les précédentes réformes. Pour rappel, le gouvernement a engagé la révision générale des politiques publiques. Il introduit une organisation du travail fondée sur la culture du résultat et la mise en concurrence des salariés, il individualise les rémunérations et impose une cure drastique aux effectifs en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux. La proposition de loi des 87 députés s’inscrit en cohérence avec ces objectifs et donne aux fonctionnaires une raison supplémentaire de participer samedi prochain aux manifestations unitaires.
Depuis le 9 juin, la loi Poisson permet que les collectivités territoriales et les entreprises privées s’échangent leurs salariés. Cette loi libéralise le partage des salariés par des groupements d’employeurs.
L’adoption de cette loi montre que la proposition des 87 députés pour libéraliser le recrutement dans la fonction publique territoriale, loin d’être un dérapage, est une véritable… queue de poisson pour envoyer dans le mur le statut de la fonction publique.
Comme dit Sarkozy : « la cris est une chance », oui ! Mais pour qui ?
1946, 1981, le statut des fonctionnaires s’est imposé dans des moments de grandes avancées démocratiques, sous l’impulsion de des Ministres Maurice Thorez et Anicet Lepors, un concept du fonctionnaire citoyen, indépendant des pouvoirs politiques. Ainsi les salaires, l’emploi, le déroulement de carrière, le droit d’expression sont garantis.
Car oui ! Notre statut, nos garanties collectives sont la garantie d’égalité de traitement des usagers.