Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 20:32

 

 

Il y a 66 ans,  Jean ROBERT et Vincent FAÏTA étaient guillotinés dans la cour de la Maison d’arrêt de Nîmes à l’aube du 22 avril 1943.

 

66 ans déjà, et pourtant, chaque fois que nous prononçons les noms de Jean ROBERT et Vincent FAÏTA, ces deux jeunes patriotes et résistants, exécutés sur l’ordre du gouvernement de Vichy, nos souvenirs se rappellent, comme si c’était hier, de leur courage en ne baissant pas la tête devant les bourreaux, représentants de l’occupation allemande. Comme ils l’ont écrit avant de mourir pour la France et leur idéal de jeunes communistes.

 

Soyons nombreux ce mercredi 22 avril 2009 à 18h, devant la plaque commémorative en leur souvenir, au Palais de Justice de Nîmes.

 

Christian BASTID

 


 

 

 

Lettre écrite par Jean ROBERT à sa mère et à sa femme :

 

Nîmes le 22 avril 1943, 6 h ¼

 

Chère Maman et chère Guitte,

J’ai quelques minutes pour vous écrire mes derniers moments. Je vous ai beaucoup aimées.

Faites de Jean-Claude un beau lutteur dans la jeunesse communiste et n’oubliez pas de nous venger, de venger la France meurtrie.

Dites au grand parti du peuple que nous mourrons courageusement.

Allez, je vous quitte en vous disant : « Adieu, adieu ».

Votre Jeannot

 

 

 


 

 

 

 

Lettre écrite par Vincent FAÏTA à sa sœur aînée Licia :

 

Nîmes le 22 avril 1943, 6 h ¼

Ma chère Licia,

C’est hélas, le dernier mot que tu liras de moi. L’issue que je vous ai toujours laissé prévoir est arrivée.

Tâchez d’avoir du courage et de tenir le coup ; vous arriverez au bout de vos peines.

Je vous confie Maman, c’est surtout pour elle que je me fais du souci. Il faut qu’elle soit forte, il faut qu’elle pense à ceux qui restent ; elle avait cinq  enfants, quatre lui restent ; c’est encore une jolie famille ; remontez la.

Pour moi ça a gazé, je vous assure que ce n’est pas trop pénible.

Je suis certain que je ne serai pas oublié et que beaucoup garderont un bon souvenir de moi.

Vous pourrez dire à tous que je n’ai pas flanché un seul instant et que j’ai marché à la mort la tête haute. J’ai conscience d’avoir rempli mon devoir.

Vous aussi vous n’avez pas à rougir.

Adieu donc et bonne chance.

Vini

 

 

Par section pcf nimes
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