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  le blog pcf-nimes

Front de Gauche Nîmes

Humanité du 11 juillet : "Gauche : à la recherche de convergences"

Publié le 11 Juillet 2014 par section pcf nimes Front de gauche Nîmes municipales 2014 Nîmes

À la recherche de convergences

Tania Meller Vendredi, 11 Juillet,

Le club Gauche Avenir a dressé le bilan, jeudi, des auditions qu’il a réalisées pour identifier les points communs capables de reconstruire l’unité. Quatorze auditions pour un total de plus de trente heures. C’est le travail au long cours dont rendait compte, hier, au Sénat le club Gauche Avenir, mené par ses deux animateurs principaux, la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann et l’ancien ministre de Mitterrand, Paul Quilès. Selon les mots de celui-ci, Gauche Avenir souhaitait se donner « la possibilité d’examiner les convergences qui peuvent exister sur les grands domaines qui structurent la gauche ». Une démarche d’urgence entreprise l’année dernière, alors qu’« à travers ces grandes valeurs, et à travers les positions du gouvernement, on voit aujourd’hui surtout apparaître les divergences, les oppositions ». Sans céder à la facilité de collecter les avis de personnalités dont les convergences seraient déjà connues, c’est un éventail assez large de responsables syndicaux, politiques, d’économistes, d’universitaires qui a été entendu. C’est en fait la gauche dans son acception large : Claude Bartolone, Pierre Laurent, Emmanuelle Cosse et Jean-Pierre Chevènement pour les politiques ; Bernard Thibault et Jean-Claude Mailly pour la CGT et FO ; les économistes Guillaume Duval, Henri Sterdyniac, Christophe Ramaux, Jacques Rigaudiat et Yves Marignac ; enfin les politologues Patrick Weil, Rémi Lefebvre, Gaël Brustier. Le résultat prend la forme d’une petite brochure, esquisse d’un « pacte majoritaire à gauche », qu’appelle de ses vœux le think tank. Un bilan plus qu’une conclusion, qui passe en revue les points sensibles : de la construction européenne à la place de la finance ; de la fiscalité à la transition énergétique. Et à la fin, si ce n’est pas un projet neuf qui ressort du processus, au moins y retrouve-t-on le socle des positions traditionnelles de la gauche, celles mises à mal par les choix gouvernementaux : rôle nouveau pour la Banque centrale européenne, priorité à la relance par la consommation, réhabilitation de l’idée de capital public (le mot « nationalisation » figure même en toutes lettres dans le document), fiscalité réellement progressive, réforme de la Constitution, si ce n’est passage à une VIe République, ou encore transition énergétique. Gauche Avenir ne revendique pas pour autant l’exhaustivité. Cette synthèse est particulièrement axée sur les questions économiques et sociales. « Travail de contenu » Mais attention, pour Marie-Noëlle Lienemann, il ne peut pas s’agir d’un programme minimal : « On ne va pas faire le coup du plus petit dénominateur commun. » Si elle souhaite un rassemblement large, elle le souhaite sur le fond. Pierre Laurent aussi. « Le rassemblement de la gauche ne peut pas être une invocation, il doit se construire sur un travail de contenu », estime le secrétaire national du PCF. C’est l’enjeu. Mais est-ce possible ? On a bien vu ces dernières semaines de vraies convergences se créer à l’Assemblée nationale sur le fond des textes examinés, mais rien de durable se constituer dans la gauche parlementaire. À Gauche Avenir on y croit. Paul Quilès, citant Gramsci, se revendique de « l’optimisme de la volonté » (omettant le pessimisme de l’intelligence que le philosophe italien y accolait), quand Pierre Laurent estime qu’à gauche « on est à la fin de quelque chose, c’est sûr, mais aussi au début d’autre chose ». « Les mois à venir seront ceux de l’effervescence », annonce-t-il.

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