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Front de Gauche Nîmes

Le Front de gauche met son avenir en débat

Publié le 18 Juin 2014 par section pcf nimes Front de gauche Nîmes municipales 2014 Nîmes

Le Front de gauche met son avenir en débat

Adrien Rouchaleou Mardi, 17 Juin,

Pour le rassemblement, l’après-élections est le moment de tirer les enseignements de son incapacité à s’élargir et de lancer le débat sur son avenir. Les organisations du Front de gauche envisagent l’avenir du rassemblement. Ensemble et séparément : le conseil national du Front de gauche devait se réunir, hier, à huis clos, après une précédente assemblée la semaine passée. Quant au PCF, au Parti de gauche (PG) et à Ensemble, ils tenaient chacun conseil ou collectif national le week-end passé, avec, à l’ordre du jour, le bilan à tirer de la dernière séquence électorale. La capacité à s’ouvrir Sur le bilan, personne ne se cache derrière son petit doigt. Au PG, on acte que « la dynamique de révolution citoyenne que nous avions fait naître est retombée et ce n’est pas le Front de gauche qui capte et polarise l’exigence du “qu’ils s’en aillent tous !” ». à Ensemble, on regrette que « le résultat a été une abstention massive de l’électorat de gauche, qui n’a nullement basculé vers le FN mais que le Front de gauche a été incapable d’attirer ». C’est sur les raisons de la défaite que les avis divergent. Dans le parti de Jean-Luc Mélenchon, on considère avant tout que cet échec repose sur un manque de clarté stratégique, avec l’épisode des municipales et la divergence avec le PCF sur les choix de rassemblement pour acmé. La résolution adoptée par le conseil national estime donc que le Front de gauche « doit clarifier sa stratégie électorale qui doit être l’autonomie permanente à l’égard du social-libéralisme à toutes les élections ». « Pourquoi l’échec du pouvoir socialiste ne profite pas au Front de gauche ? » questionnait de son côté Pierre Laurent, secrétaire national, dans son introduction au Conseil national du PCF. Pour le dirigeant communiste, « il n’y avait aucun automatisme et ceux qui ont cru à des raccourcis, y compris dans le Front de gauche, se trompaient ». Pour le PCF, l’avenir du Front de gauche réside dans sa capacité à s’ouvrir : un « Front du peuple, unissant forces populaires sociales et politiques », selon l’expression de Pierre Laurent. « Il s’agirait d’ouvrir un processus dans la durée, déjà jusqu’à l’été 2015, dont il est sûrement prématuré de dessiner dès aujourd’hui les contours », explique le sénateur de Paris, qui rappelle : « Au fond, c’est cet effort dans lequel nous nous étions engagés avec le Front de gauche. Mais il faut le reprendre avec beaucoup plus d’ampleur, à une tout autre échelle, en nous tournant résolument et sans préalable vers toutes les nouvelles forces disponibles. » « Sans préalable », c’est ce qui pose souci au PG qui se dit « favorable à la convocation d’assises du Front de gauche », mais qui pose ses conditions. Programmatiques : pour le PG, le programme du Front de gauche doit s’articuler autour des propositions qu’il développe depuis plusieurs mois : VIe République, « règle verte ». Surtout, il exige un engagement entier. Pas d’avenir, par exemple, avec l’aile gauche socialiste tant qu’elle n’aura pas gagné son autonomie vis-à-vis du PS : « Aux militants dissidents du PS, nous disons : défendez vos idées, rompez les rangs ! » Quant à Ensemble, le « troisième pôle » du Front de gauche joue les arbitres et met en garde : « Il peut y avoir une tentation ou une volonté de s’en tenir à des échanges, des débats, par ailleurs absolument indispensables comme première étape. (…) Mais la crise actuelle de la confiance et de la représentation politique est telle que cela ne saurait suffire. Il est nécessaire de tenter par des actes, dans les mobilisations et sur le plan parlementaire, de faire émerger l’espoir qu’une autre politique est possible maintenant et pas en 2017. » -

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